Toujours prêt à surprendre, le Daily Show a envoyé un correspondant en Iran, Jason Jones, pour une série de reportages comiques battant en brèche les préjugés américains :
Les interrogations et les inquiétudes sur le phénomène Michael Jackson semblent avoir toujours été là, à l’image de cet article intitulé “The Prisoner of commerce“, en date du… 16 avril 1984. Le génie, la chirurgie, le mode de vie excentrique, l’enfance volée, l’argent, tout y est déjà :
Michael Jackson’s extreme abnormality is part of his act. Unless the media are perpetrating a gigantic hoax, it’s also genuine. He’s a freak. This total merging of person and performance is central to today’s rock music, and for all I know, it’s art. But is it life? Of course artists throughout history have sacrificed their lives, even their minds, for art. But two features of Michael Jackson’s sacrifice make it different.
Barack Obama en avait fait une promesse de campagne, faire en sorte que tous les américains bénéficient d’une couverture santé digne de ce nom. Avec un programme public, venant en appui de ceux existants, mais trop peu efficaces, pour les plus de 65 ans (Medicare) et les plus démunis (Medicaid).
Il semble que le terrain lui soit favorable maintenant.
D’après un sondage NYT/CBS, 72% des personnes interrogées disent supporter un plan d’assurance gouvernemental qui viendrait en compétition des assurances privées. Et les américains seraient même prêts à payer plus d’impôts pour que tout le monde bénéficie d’une couverture santé, car le gouvernement pourrait être meilleur que le secteur privé sur ce terrain :
Les Etats-Unis sont devenus socialistes. C’est Newsweek qui l’annonce en une, avec l’exemple français, of course, en ligne de mire :
In many ways our economy already resembles a European one. As boomers age and spending grows, we will become even more French.
“A bien des égards, notre économie ressemble déjà à un état européen. Comme les baby-boomers vieillissent et que les dépenses augmentent, nous serons encore plus français.”
Passons sur la personnalisation de la France comme représentant du socialisme à l’européenne. Mais il y a peut-être une réalité vraie qui s’annonce dans la vision du mode de gouvernement par les américains.
Quel geste.
Pour sa première interview télévisée, Barack Obama a choisi de s’exprimer sur une chaîne arabe, face au monde musulman.
Ces mots marqueront, sans aucun doute.
Il faut l’entendre et le voir, pour le croire : le président américain en exercice disant comprendre les musulmans. Avec un argumentaire imparable : il a lui-même vécu dans le plus grand pays musulman, l’Indonésie, et il a des membres de sa propre famille qui sont musulmans…
C’est possible.
Non, vous ne rêvez pas. Nous sommes bien en janvier 2009 :
This is it.
Nous y sommes.
Tout est redevenu possible.
Il n’y aura pas de baguette magique, rien de changé demain matin. Juste la certitude que l’écoute et l’intelligence sont de retour à la Maison Blanche. Et c’est déjà beaucoup.
Ca été un bon et long voyage… comme disent les américains.
Pendant les quatre belles années de l’existence de ce blog, il y a eu de l’indignation, de l’énervement, de la révolte, des larmes même, et puis, parfois, quelques rires ici et là, mais j’y reviendrai.
Oh, bien entendu, cela arrivera encore. Pour enfoncer une nouvelle porte ouverte, la vie continue. D’autres occasions se présenteront, par d’autres biais. Ici et là.
Ils se passent trop de choses qu’on ne saurait ignorer dans ce bas monde, mais cette aventure commune m’a, finalement, apporté bien plus que je ne le pensais. Il est indéniable que d’avoir vécu ces émotions, là-bas, en “live”, m’a fait comprendre combien il était important de témoigner de cette réalité intérieure, inconnue en France.
Décidément, George Bush gardera un bien mauvais souvenir d’Irak, lui qui venait faire ses adieux de président. Ce jet de chaussures est passé instantanément à la postérité. Quel geste, et quelle image !
Alors on reconnaitra l’agilité du président américain, tant physique (beau réflexe sur le premier lancé, plutôt de la chance sur le second) que verbale (replacer l’action dans le contexte de la liberté). Un journaliste irakien le suit dans cette voie, en soulignant que du temps de Saddam, un tel geste aurait été tout simplement impensable.
Incroyable nuit de lundi à mardi à Antibes, avec une tempête comme je n’en avais pas connu depuis mes grandes heures en Pennsylvanie, lors de mon initiation (maintenant lointaine) aux hivers rugueux du nord-est des US.
Un mélange de grêle et de neige qui s’est abattu avec violence de manière très localisée sur la ville, et des rues particulièrement enneigées au matin, une première depuis 1990 parait-il !
De quoi prendre quelques clichés, dont celui-ci, insolite, de la voiture Google qui tourne dans le coin depuis plusieures semaines, les roues dans la neige et faisant face à la mer :
Keith Olbermann, dans un discours fort et émouvant, revient sur le vote de la proposition 8, contre le mariage gay en Californie (avec inscription dans la constitution de l’état), pour bien rappeler que le combat pour l’ouverture d’esprit n’est, malgré tout, pas encore gagné :
“Il ne s’agit pas de crier, et de faire de la politique, et ce n’est pas vraiment seulement à propos de la Prop-8. Et je n’ai pas un investissement personnel là-dedans : je ne suis pas gay, je dois forcer pour penser à un membre de même ma famille élargie qui le soit, je n’ai pas d’histoires personnelles d’amis ou de collègues luttant contre le préjudice qui imprègne encore leur vie.”
Point de vue de Paul Krugman, éditorialiste libéral du New York Times, au lendemain de la victoire d’Obama (tentative de traduction, si vous lisez l’anglais, préférez l’original) :
La nuit dernière, n’a pas seulement été une victoire de la tolérance, il ne s’agit pas seulement d’un mandat de changement progressiste, mais aussi, je l’espère, de la fin des années des monstres.
Un membre éminent du parti républicain, heureux de l’élection d’Obama ?
Arnold Schwarzenegger.
Dans une interview pour CNN, il confesse qu’il y a effectivement de l’ambiance chez lui, car sa femme, démocrate de longue date, exulte depuis mardi dernier, avec des “on a gagné, on a gagné”.
Avant de balancer : “Heureusement, je peux retourner dans la chambre à coucher, donc c’est un gros avantage”.
On peut toujours compter sur le gouverneur de Californie pour apporter juste la petite note de légèreté manquante…
Selon les sondages de sortie des urnes de CNN, c’est la leçon qu’on peut tirer du vote d’hier soir, contre le pan monochromique et vieillissant du camp d’en face :
J’ai vécu aux Etats-Unis, en Pennsylvanie sur le campus de Pennstate University, de janvier 2003 à novembre 2005. J’ai témoigné grâce à ce blog et vous invite à consulter les archives de cette période. De retour en France, je continue à m’intéresser à ce fabuleux pays.