Obama08

What’s going on

par Jerome ITU ~ 11/07/2005, 17:44 . Classé dans : Culture US .

Voilà une toute nouvelle tentative de billet.
Un florilège d’infos recueillies dans la presse américaine et/ou sur le web, la semaine écoulée, dont je n’ai pu tirer un billet complet, faute de temps ou d’autres impératifs d’actu.

Pour savoir ce qui se passe aux Etats-Unis de l’Amérique (d’où le titre), là, en ce moment.

  • Mobile-home, mise à prix : 1,4 million de dollars.

    L’immobilier explose aux Etats-Unis et certains considèrent même qu’on assiste à une bulle spéculative qui ressemble à la dangereuse frénésie de la bulle internet du début des années 2000. La dernière extravagance, significative de la situation, se passe à Malibu, en Californie, où des mobile-homes ont trouvé preneur à des prix dépassant le million de dollars.
    Tout ça pour bénéficier d’une vue imprenable. Alors qu’il y a pourtant des désavantages incroyables :

    • Vous ne possédez pas le terrain.
      Comme avec la plupart des mobile-homes vendus à Malibu, le terrain appartient au propriétaire du parc.
    • Vous payez toujours un loyer.
      Ne pas être propriétaire du terrain signifie payer ce qui est appelé “la location de l’espace” qui est aussi élevée que nombre de “mortage” dans le reste des US. Sur le “trailer” qui est parti à 1,4 millions, cette location s’élève à 2 700 dollars par mois…
    • Vous ne pouvez pas obtenir de “mortgage.”
      (prêt immobilier US)
      Comme l’acheteur ne possède pas le terrain, la plupart des mobile-homes sont payés en liquide ou avec un emprunt personnel qui se chiffre habituellement à 100 000 dollars ou moins.

    Pourquoi de tels montants ?
    Parce que vous obtenez plus qu’un simple “trailer” : celui-ci est situé dans une communauté gardée et surveillée, avec des courts de tennis partagés et une vue panoramique sur l’océan Pacifique (certes). Les acheteurs sont prêts à payer de tels prix pour vivre à Malibu, où le prix moyen est de 4,4 millions de dollars.

    Voilà de quoi vous rassurer quand vous regardez les prix de l’immobilier en France. Ma modeste contribution à votre moral…

    >> Mobile home madness: Prices top $1 million

  • On se les pèle au bureau.

    Article de USA Today.
    Les américains sont fous avec la clim’. Sérieusement. Si vous prévoyez de prendre le bus ou de vous rendre dans une administration quelconque en plein été, le meilleur conseil que je puisse vous donner, c’est de vous munir d’une petite laine. Le phénomène est tellement grave, que des recherches ont montré une baisse de la productivité en rapport avec la température, dans les bureaux. Ainsi, si la température remonte juste de 68° à 77° (en fahreneit of course), les fautes de frappe chutent de 44% et la productivité des documents tapés augmente de 150%.

    Les employés ont alors recourt à des stratégies extrêmes pour gérer la vague de froid :

    • Amanda Carmichael, 24 ans, à Waterhouse Public Relations, Chattanooga, Tennessee, garde une blanquette et deux pulls au travail.
      Quand je porte des jupes, j’amène même une paire de pyjama en flanelle et des chaussettes, pour les passer quand je suis à mon bureau“.
    • A Kelley Blue Book, Irvine, Californie, Robyn Eckard, 31 ans, garde un chauffage d’appoint en marche dans son bureau, même s’il fait 90° dehors.
      Deux filles ici ont des blanquettes et si vous passez devant elles, elles ressemblent à des petits Eskimos enveloppées comme elles sont.
    • A CooperKatz, une agence de communication basée à New York, Andrea Martone, une des vice-presidentes, utilise un coussin chauffant que son mari emporte habituellement quand il part à la chasse.

    >> Summertime, and the workplace is chilly

  • Accident en salle d’accouchement.

    Ou quand le destin semble prendre un malin plaisir à tourmenter nous autres, pauvres humains sans défense. Voilà, ce devait être un jour de joie pour la famille Passalaqua, en juin 2004, quand Jeanette Passalaqua est entrée en salle d’opération pour mettre son deuxième enfant au monde. Mais l’histoire prit alors un tour tragique, quand l’équipe de l’hôpital Kaiser, dans le comté de San Bernardino en Californie, demanda de l’aide au mari, pour maintenir sa femme, pendant qu’une épidurale péridurale lui était appliquée.

    A la vue de l’aiguille, Steven Passalaqua s’est évanoui. Il est alors tombé en arrière et a heurté le rebord en aluminium, situé à la base du mur de la salle d’opération, avec sa tête. Il en résultat une hémorragie cérébrale et son décès fut prononcé deux jours plus tard. L’accouchement fut, lui, heureusement, un succès.

    Evidemment, Jeanette Passalaqua a déposé plainte contre l’hôpital pour obtenir des dommages suite au stress subit et à la peine d’être veuve, avec deux enfants. La plainte implique la responsabilité de l’équipe médicale à partir du moment où celle-ci a requis l’aide de son mari.

    Difficile de prendre parti.
    Même si la douleur de Jeanette Passalaqua est bien compréhensible…

    >> Man faints, dies after seeing epidural

  • The fifthnail.

    Joseph Edward Duncan III, déjà condamné à des peines de prison pour des agressions à caractère sexuel, a été arrêté le 2 juillet dernier, quand il a été repéré par une serveuse dans un restaurant Denny’s, à 2h du matin. Il était accompagné de Shasta Groene, petite fille de 8 ans.

    Il est maintenant accusé d’avoir tué les deux frères de Shasta, âgés de 9 et 13 ans, ainsi que leur maman et le petit ami de celle-ci. Les trois derniers ont été battus à mort et laissés pour compte dans leur demeure. Duncan embarquant les deux plus petits dans une fuite qui a duré 6 semaines, avant la fin de la cavale dans ce sombre restaurant.

    Le plus troublant ?
    Duncan tenait un blog dans lequel il expliquait ses états d’âmes et la difficulté de vivre en tant que personne étiquetée “violeur d’enfant”. Sorte de plongée dans un esprit malade, où se mêlent élans de lucidité (quand il explique ses peurs d’être persécuté par la police, à chaque fois qu’apparaissent des crimes sur mineurs dans l’actualité) et emprise démoniaque (“je suis toujours vivant… je préférerai ne pas l’être”, “mon intention est de faire autant de mal que je peux à la société et puis mourir”, “les démons ont pris possession de moi”…).
    Perturbant.
    Ou quand la réalité dépasse la fiction.

    >> Blogging The Fifth Nail

  • L’Eglise Unie du Christ attaquée.

    A peine “l’Eglise Unie du Christ”, UCC, a-t-elle fait la une des médias en devenant certainement la plus grande confrérie chrétienne à reconnaitre le mariage homosexuel, que des individus mal-intentionnés s’en sont pris à ses locaux. Ainsi des graphittis ont trouvés sur les murs, l’un d’entre eux mentionnant que les membres de cette Eglise sont tous des pêcheurs, et un feu avait démarré dans le sanctuaire.

    Heureusement les dégâts ont été très limités mais la situation montre encore à quel point les esprits ne sont encore prêts à accepter… l’inéluctable. Il en va de la santé de nos sociétés modernes, savoir reconnaître le droit de chacun de mener sa vie comme il l’entend, comme il est dit simplement, en fait, dans la constitution US.

    >> Fire, anti-gay graffiti found at UCC church.

  • Des scientifiques jouent à Sim City pour protéger le pays contre le terrorisme.

    Ca se passe à Los Alamos, à l’endroit même ou le “Manhattan Project” a créé la bombe atomique américaine. Steve Fernandez et son équipe, à la suite des attentats de 2001, ont construit le modèle informatique le plus élaboré existant, recréant les Etats-Unis d’Amérique. Il y a des cités virtuelles habitées par des millions d’individus qui vont au travail, font leurs courses, vont aux matchs de foot, et partout ailleurs, simulant l’exact comportement de leurs équivalents… humains. Et il y a aussi toutes les infrastructures nécessaires : conduites d’eau, de gaz, fils électriques, avions, système de train et même un… internet virtuel (??).

    Et comme le dit si bien l’article du Washington Post :

    The scientists build them. And then they destroy them.

    Les scientifiques les contruisent. Et puis ils les détruisent.”
    Ils essaient tout simplement, d’être les meilleurs terroristes qu’ils peuvent. Ainsi dans une semaine de travail normale, ont-ils mis hors-ligne des relais électriques sur la côte Pacifique et ont planché sur des modèles mathématiques pour déterminer les pires endroits pour relacher des agents biologiques, près de San Diégo.

    Chaque test simulé coûte des dizaines de millions de dollars et l’expérience entre dans le cadre du Homeland Security, organisme en charge de la sécurité interne des Etats-Unis. Les scientifiques font appel à une mixture de données mathématiques et de comportements psychologiques basiques pour simuler une aire géographique et le comportement de ses habitants.

    Et ces modélisations semblent donner des résulats.
    Le travail de l’équipe Fernandez a conduit à l’amélioration de la sécurité dans certaines centrales électriques, à la conception de détecteurs – qui peuvent détecter une large gamme d’attaques biologiques – qui ont été placés dans les zones où se trouvent des grandes villes, considérées comme les plus à risques par le programme…

    De la pure science-fiction, aux limites de Big Brother.

    >> Computers Simulate Terrorism’s Extremes.

5 Réponses sur What’s going on

  1. miss lulu

    faHrenheit :)

  2. Massanin

    Pourqoi ils baissent pas la clim tout simplement ?

    Euh sinon dans l’histoire de l’accouchement c’est pas plutôt une péridurale qu’ils lui ont fait (et pas une épidurale) ?

  3. Jerome

    Massanin,
    C’est LA question… Il semble que ce ne soit pas une option, en tout cas selon l’article. Et que le niveau de froid acceptable dépende de chaque personne, certaines s’accoutumant du fait. Certains en arrivent à faire des échanges : tournée de coca offerte pour tout le bureau en échange de l’arrêt de la clim’ pendant 15mn…

    Peut-être aussi serait-il intéressant que les thermostats soit individualisés au lieu de fonctionner pour tout un étage.

    Merci pour les corrections ;-)

  4. Quark

    Cette histoire de clim ma rappele la Thaïlande. 30°C constant, 100% d’humidité et dans n’importe quel batiment il fait entre 17 et 19 °C de quoi faire froid dans le dos!

    1.4 million de $ pour un truc sans terrain et en continuant à payer un loyer..bah si ils trouvent des pigeons pour acheter…tant mieux pour eux.

    Vous pensez qu’ils ont simulé l’attaque extraterrestre comme dans Sim City? ;)

  5. Massanin

    De rien pour la correction ;-)

    Pour ce qui est de l’article sur la clim je l’ai pas lu, j’aurais du. Mais généralement je découvre tes posts le matin au boulot et je ne prends pas le temps de lire tous les liens… boulot oglige.
    Ca doit être typique des gens de gauche (clein d’oeuil à Bentley).

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