Madame la présidente
par Jerome ITU ~ 28/09/2005, 00:53 . Classé dans : Loisirs US, Télé et séries .
Non, nous ne sommes pas en 2008.
Et non, je ne parle pas d’Hillary Clinton, qui est sans doute celle qui a les plus grandes chances de se voir attribuer la direction de la plus grande démocratie du monde.
Moi, là, je vous parle de Mackenzie Allen.
La toute nouvelle présidente des Etats-Unis. Celle qui vient de prêter serment ce mercredi mardi soir, à la télévision. Oui, le président a été victime d’un anévrisme cervical et, en tant que vice-présidente, (rappelez-vous le candidat républicain à la présidence avait choisit Mackenzie comme co-listière, pour en appeler aux électeurs centristes), il lui est revenu de plein droit de prendre les rênes du pouvoir. Officiellement.
Oh, il lui a fallu du courage.
Nathan Templeton, le ” Speaker of the House”, a bien fait pression pour qu’elle démissionne. Appuyant sur le fait qu’elle ne représente pas le moins du monde la ligne conservatrice du président élu. Elle n’est pas républicaine. Seul un concours de circonstances politiques, l’a amené à ce poste. Elle le sait. Et elle a failli se laisser convaincre. La tactique était intelligente. Templeton avait tout à gagner. Le “Speaker of the House” (porte-parole du Parlement ?) est le troisième dans la lignée de succession. Il se voyait bien dans le bureau oval… Une belle opportunité.
Seulement voilà, il a commis un impair. Une remarque sexiste de trop. Mackenzie, autant pour prouver qu’une femme peut parfaitement remplir cette fonction que pour empêcher ce triste personnage de diriger le pays, a alors déclaré accepter la succession de feu Teddy Bridges.
Et la France joue un rôle là dedans. La vice-présidente était en visite dans une école, à Paris, quand elle a appris la nouvelle du décès du président en exercice. Cocorico.
Un rôle ?
Certainement. Tout comme Geena Davis et Donald Sutherland.
Un casting détonnant pour une toute nouvelle série télé, lancée ce mercredi soir par la chaine ABC, qui lorgne clairement sur le succès mérité de “The West Wing” (”A la Maison Blanche“). Hé oui, ce n’est que de la fiction. Désolé. Le scénario est prometteur cependant. Le titre : “Commander in Chief“. Tout simplement.
Comment ?
Ah non, je ne peux pas vous en parler personnellement. La soirée était trop encombrée télévisuellement parlant (??). Moi, j’étais branché sur CBS, pour les début de la nouvelle saison de “The Amazing Race”. Immanquable puisque les concurrents devaient passer par la Pennsylvanie et le pays des Amish. Mais j’ai enregistré. Promis, je vous dirais ce que j’en pense.
Le New York Times, et la presse en général, ont bien reçu ce premier épisode. C’est donc plutôt bon signe :
“Commander in Chief” is a political fantasy, a feminist twist on “The West Wing,” which this season pits a Hispanic Democratic nominee against a Republican challenger. And like “The West Wing,” the series has a romantic vision of government.
Nobility in the nation’s capital is still a hard sell on television, even in an era of forensic anthropologists with pretty faces and criminal investigators who see dead people. But “Commander in Chief” is well written and playful with its premise even as it conjures a post-Hillary world where female politicians are pure at heart or at least have learned from Senator Clinton’s early mistakes.
“Commander in Chief” est une imagination politique, un détournement féministe de “The West Wing”, dont cette saison amène un nominé démocratique hispanique contre un challenger républicain. Et comme “The West Wing,” la série a une vision romantique du gouvernement.
La noblesse dans la capitale de la nation est toujours difficile à vendre à la télévision, même dans une ère d’anthropologues légistes avec des jolis visages et des investigateurs criminels qui voient des morts. Mais “Commander in Chief” est bien écrit et espiègle, avec ses promesses, même alors qu’il conjure un monde post-Hillary où les politiciens féminins sont purs de coeur ou, au moins, ont appris des premières erreurs du sénateur Clinton.
Ou encore :
It’s easy to scoff at some of the prosaic license taken by “Commander in Chief,” but the very fact that viewers can quibble with depictions of presidential power or protocol, and not just whether contestants on Fox’s “So You Think You Can Dance” really can, is kind of neat. Crime and medical series demand a leap of faith; most of us are not schooled enough in microbiology or legal procedure to judge just how far series like “House” or “Law & Order” stretch the facts. But most viewers vote, or say they will, and foreign policy is a home game everybody can play.
Ours is a culture where videos like “Girls Gone Wild” inspire campus copycats and even serious dramas like “CSI” inspire students to sign up for forensic-science courses in droves. It would not be so bad if “Commander” prompted some young viewers to study foreign affairs or even just buy a map.
Il est facile de sourire au parti-pris prosaïque pris par “Commander in Chief,” mais le fait même que les téléspectateurs peuvent chicaner avec les descriptions de la puissance ou du protocole présidentiels, et pas simplement si les contestants de la Fox “Ainsi vous pensez que vous pouvez danser” (la version danse de “A la recherche de la nouvelle star” – ndlr) le peuvent vraiment, est déjà bien. Le crime et les séries médicales exigent une certaine croyance; la plupart d’entre nous ne sommes pas assez instruits en microbiologie ou en procédures légales pour juger juste à quel point, des séries comme “House” ou “Law and Order” déforment les faits. Mais la plupart des téléspectateurs votent, ou disent le faire, et la politique étrangère est un jeu auquel tout le monde peut jouer à la maison.
Notre culture est une culture où les vidéos comme “Girls Gone Wild” inspirent des comportements sur les campus et même des drames sérieux comme “CSI” (”Les Experts” en France – ndlr) inspirent des étudiants à intégrer des cours de police scientifique. Il ne serait pas si mauvais si “Commander” incitait quelques jeunes téléspectateurs à étudier la politique étrangère ou même à acheter juste une carte du monde.
Et puis, pour mieux rendre floue la frontière entre fiction et réalité, il s’avère que le scénariste principal de la série, Steve Cohen, est un ancien collaborateur d’Hillary Clinton. Plus que ça, il a participé à la première campagne de Bill Clinton, l’accompagnant jusqu’à la présidence et passant deux ans à la Maison Blanche.
Voilà, j’espère sincèrement que la série va marcher.
Il y a certains états d’esprit à changer…
—–
Mise à jour, 27/9 – 09:40 :
Traduction des extraits de la critique du New York Times, dans le corps du billet.







28/09/05 à 02:45
Je me suis fait avoir…
J’étais déjà prêt à déboucher le champagne ! Un anévrisme cervical, c’était trop beau ! Et une quelques semaines après Chirac encore !
On se prend à rêver qu’au lieu d’avoir des séries noires dans l’aviation il y ait des séries noires dans les rangs politiques…
28/09/05 à 06:01
Marrant ce besoin de romancer et de romantiser la politique.
Autant ça a des côtés positifs (faire avancer la cause des femmes au pouvoir, changer les mentalités, intéresser le public), autant on court quand même le risque d’établir une confusion : je suis satisfait par les qualités de mon président fictif, donc j’accepte les fautes de mon président réel.
Il semble y a voir quelque chose de bizarre avec le président aux EU : on attend manifestement de celui-ci qu’il soit au dessus du lot, qu’il soit un commandeur, un leader des hommes libres héroïque.
Le culte du héros qu’on retrouve dans la culture américaine (dans le cinéma, mais aussi dans la littérature populaire ou la Bande Dessinée) biaise-t-il la vision politique, et donc la conscience politique ?
On trouve facilement plusieurs outils d’idéalisation du Président aux EU :
- le mont Rushmore, avec ses quatre présidents transformés en idoles.
- Pearl Harbour (the movie), où un Roosevelt paraplégique atteint des dimensions surhumaines en se tenant debout pour illustrer que tout est possible.
- Jack Ryan, le très populaire héros américain de Tom Clancy, qui devient président des EU après qu’un avion s’écrase contre le capitole (!) et tue la moitié des élus du pays.
- 24, avec son président noir, quelque fois roué, mais au fond patriote et courageux.
- les nombreux docu-fiction filmés sur les président US, de Lincoln humaniste-libérateur-des-esclaves à Teddy Roosevelt l’homme-des-bois-chasseur-qui-épargne-les-oursons. J’ai beaucoup aimé ce “reenactment” du 9/11 où W était présenté comme parfaitement en contrôle de la situation et soucieux de ne pas effrayer les enfants – et les distraire de “my Pet Goat”.
- Enfin, le ponpon : Air Force One, ou le président dégomme une équipe de terroristes à lui tout seul, façon John McLane sans les gros mots.
En France, on voit plus le président comme un être humain faillible et critiquable (et on ne s’en prive pas, même si l’auto-censure déguisée de PPDA fait de plus en plus peine à voir).
Aux US, j’ai l’impression que le prez est plus une sorte de demi-dieu vengeur et protecteur magnifié par un appareil de communication huilé.
Qu’il se fasse faire une pipe par une stagiaire nous rappelle son statut mortel, ce qui est impardonnable. Plus impardonnable finalement que de mener tout un peuple droit dans une guerre certes injustifiée, mais au nom d’idéaux qui claquent.
28/09/05 à 06:03
C’est fou comme la présidence des États-Unis est souvent « fictioranisée » ( ?). Quand ce n’est pas dans les films à Hollywood c’est dans des séries aussi diverses que variées. Les scénaristes ne manquent jamais d’imagination: mais madame la présidente ça le fait bien ! Cette série annoncerait-elle le ton pour un futur plus ou moins proche ?
« Et la France joue un rôle là dedans. La vice-présidente était en visite dans une école, à Paris, quand elle a appris la nouvelle du décès du président en exercice. Cocorico. »
Ah lala, il vous en faut vraiment peu vous alors ;-)
28/09/05 à 06:04
Toujours une longueur d’avance Fumble mais je suis tout à fait d’accord avec ton analyse ;-)
28/09/05 à 08:18
Fumble, don’t forget Bill Pullman who was President and saved the world from aliens in “Independence Day”! Could you imagine Bush in that role?
28/09/05 à 08:48
Je me demandais s’il y avait déjà eut une série quelconque sur la présidence française du genre « The Elysée story » et je suis tombée sur un vieil article (2002) parlant d’une nouvelle série américaine « inhabituelle» pour l’époque : « The White House »
Même si majoritairement le cinéma nous gave d’un président idéal et sans reproche, ça n’est pas forcément le cas dans les séries télévisées où les critiques vis à vis du président et des décisions gouvernementales sont plus courantes.
Les sujets abordés sont plus plausibles et traitent de sujets d’actualités plutôt gênant à aborder (au cinéma du moins) tels que : santé des hommes d’Etat ; le désir affiché par l’armée américaine de bannir les homosexuels de ses rangs, l’alcoolisme des hauts membres de l’administration, la liberté de la presse, le lobbying des groupes de pression (de l’extrême droite religieuse à la communauté gay) , la commercialisation des armes à feu aux Etats-Unis et celle des traitements du sida en Afrique, ou encore les systèmes de défense antimissile…
Les séries télés offrent plus de liberté que le cinéma c’est certain.
Autre point soulevé dans cet article :
« Conscients du fait que les Américains eux-mêmes ne sont pas toujours au fait du fonctionnement de leurs institutions, les scénaristes s’appuient sur des conseillers techniques chevronnés (anciens conseillers présidentiels !) pour permettre au spectateur de comprendre les enjeux et les bizarreries des procédures abordées.»
Les séries comme éléments pédagogiques…pourquoi pas en fait ?
Article en question :
http://minilien.com/?ohiuBNKDjZ
28/09/05 à 09:08
Oui, Marie, tu parles de The West Wing, lancé par la même chaine de télé américaine. Et qui s’appelle “A la Maison Blanche” en France (quel mauvais titre affligeant).
C’est une série culte, qui raconte les intrigues et les rouages au sein de la Maison Blanche : on y voit l’équipe présidentielle à l’oeuvre.
Vous devez vous jetez sur les coffrets DVD des premières saisons. Sans attendre !
Malheureusement cette série a décliné sur les dernières saisons (un des scénaristes est parti) et l’audience a chuté. Du coup, la nouvelle saison, qui a débuté dimanche, va voir l’élection d’un nouveau président et on va suivre toute la campagne. Remake de 2000 puisque là le président sortant, Bartlet, démocrate, laisse la place après 2 mandats consécutifs, comme Bill Clinton quoi.
Les observateurs prévoient donc l’élection du candidat républicain pour coller à la réalité.
Il semble que “Commander in Chief” s’intéresse plus à la confrontation des sexes et à la difficulté d’assumer cette fonction très particulière vis à vis de la famille, plutôt que sur la mécanique politique. Mais je le redis : bravo à ABC (filiale de Disney) pour oser programmer une telle série.
28/09/05 à 10:18
La droite americaine parle deja d’un complot d’Hollywood destine a faire accepter par avance l’idee d’une femme presidente, Hillary en l’occurence.
28/09/05 à 10:54
mon cretin de beau-frere (pro-buisson à 100%) m’a dit exactement ce que dit superfrenchie: c’est une série pour faire accepter l’idée d’hillary!
28/09/05 à 11:49
Miss Lulu, est-ce que ton beau-frère est capable de trouver ses idées tout seul ou bien il recopie ce qu’il trouve sur son blog préféré? (Déjà tout petit peut-etre qu’il lisait les Cliff Notes au lieu du livre?)
:-)
J’ai moi aussi été frappée qu’on choisisse de faire commencer la série en France. Désolée, il n’y a pas de hasard. Choisir de situer quoi que ce soit en France et la façon dont c’est présenté reste un geste politique. Dans “West Wing”, c’est pas en 2003 qu’il y avait l’arrogant tête à claques français qui voulait piquer la fille du président au très méritant Charlie/Dudley Hill?
Cette première scène est censé se passer dans la salle des fêtes d’une école primaire, si j’ai bien compris. Les enfants chantent tous, avec un accent français, America The Beautiful en l’honneur de la vice-présidente (à moins qu’ils chantent en faux-français, je n’ai pas compris.)
Pour ceux qui ont raté ça repasse samedi soir sur ABC. ;-)
28/09/05 à 13:23
Un peu decu par le premier episode. La serie reste neanmoins prometteuse et je vais continuer a la regarder. Le conservateur Nathan Templeton a lance quelques pics a propos de la France. En effet, madame la presidente desirait une intervention francaise pour eviter qu’une femme qui a commis un adultere au Niger ne soit executee selon la loi islamique (Shari’a). Nathan Templeton: “vous demandez a des personnes qui ne peuvent pas etre elues sans le vote musulman d’intervenir? Dans une court islamique?”
28/09/05 à 13:49
« Le culte du héros qu’on retrouve dans la culture américaine [...] idéalisation du Président aux EU » (fumble, 2)
Jean-Baptiste Legavre, La démobilisation politique, éd. La Dispute, 2005 (cité dans http://www.france5.fr/asi/007548/4/ ) ?
(Marie, 6)
L’article en question ne serait-il pas http://www.monde-diplomatique.fr/2002/09/WINCKLER/16835 ?
28/09/05 à 14:16
Et bien chez nous (Canada) on a des femmes noires ou asiatique comme chef de l’état ! (et francophone en plus ! et même marié un à un français !)
c’est pas demain que ça arrive aux Etat-unis.
Sans compter le probable futur premier ministre Québécois, qui est homosexuel et ex-cocaïnomane !
28/09/05 à 14:49
Oui, a (#12)
C’est bien de cet article qu’il est question. je l’ai d’ailleurs référencé en minilien à la fin de mon post.
28/09/05 à 15:01
C’est un complot de la télé états-unienne pour faire accepter Ségolène Royal en France! Si, si! ;-)
28/09/05 à 15:17
Coucou,
A propos, à quand un petit billet sur la deuxième saison de Lost?
28/09/05 à 15:38
Anne-Sophie,
En fait j’attends que le calendrier de rentrée des chaines de télé US se mette en place, pour faire un tour d’horizon des séries de chaque soir de la semaine. Comme l’an dernier, quoi.
Et pour faire vite, la reprise de Lost a été excellente : le premier épisode de cette seconde saison répond à la question majeure et en pose plein de nouvelles. Génial. La meilleure série télé actuelle, tout simplement.
28/09/05 à 16:15
« Et bien chez nous (Canada) on a [...] homosexuel et ex-cocaïnomane ! » (christophe, 13)
Je ne sais pas si vous êtes sérieux (ou pas, par ex. humoristique) pour ce commentaire, mais ce qui suit n’est pas sérieux, ne pas le rpendre pour casus belli svp : il parrait que l’actuel vice-président du gouvernement fédéral des USA est juif, et que l’actuel premier ministre du Canada est armateur dans un pavillon de complaisance (à moins que ce ne soit dans un paradis fiscal ?).
« le probable futur premier ministre Québécois » (christophe, 13)
Vous avez une idée sur son identité ?
28/09/05 à 17:17
fumble ://je suis satisfait par les qualités de mon président fictif, donc j’accepte les fautes de mon président réel.// Excellement bien vu! C’est très exactement ce qui se fait depuis qu’il y a représentation du pouvoir et de ses titulaires c’est-à-dire au moins les tragédies Grecques ou les Dieux étaient confrontés aux dilemnes, aux angoisses et aux tourments des humains. Pour faire accepter par les masses que les erreurs de ceux qui les gouvernent ne procèdent que du fatum et ne peuvent leur être tenues vraiment à compte. De même les tragédies de Racine, Shakespeare etc. qui font entrer dans l’intimité des rois et empereurs humanisent les détenteurs réels du pouvoir et cette “proximité” d’avec les grands sert d’exutoire aux mécontentement des masses. Celles-ci se voient donner l’illusion de participer à la marche du monde et ressortent apaisées de cette catharsis. Tel est bien le rôle de la représentation, to defuse la frustation éternelle du petit homme face au pouvoir et son non moins éternel mécontentement vis-à-vis de ceux qui le dirigent. C’est précisément en période de crise politique aigüe que se fait le plus sentir le besoin de canaliser le mécontentement des foules en lui donnant un os à ronger. “Ah, c’est donc ça le pouvoir ? Oh la la! c’est pas si simple que je croyais, moi je sais pas si j’y arriverais etc. Finalement notre président, ben il est pas si mauvais que j’imaginais!” Et le gars il sort tout calmé du théâtre ou du cinéma alors qu’il y était entré avec une grosse envie de révolution.
Alors complot hollywoodien et de gauche ou grosse opération anesthésiante des républicains ? Les deux sans doute mais est-ce pur hasard si cette série voit le jour en ce moment précis ? D’un autre côté, je reconnais qu’elle aurait sans doute pu être proposée il y a quelques années. C’est dans l’air du temps peut-être…
28/09/05 à 17:23
Marie : « Et la France joue un rôle là dedans. La vice-présidente était en visite dans une école, à Paris, quand elle a appris la nouvelle du décès du président en exercice. Cocorico. »
Ah lala, il vous en faut vraiment peu vous alors ;-)
Mais tu sais bien Marie, pour les Américains, Paris, Mons, Charleroi, Dinan ou Namur c’est du pareil au même. En fait la scène a été tournée à Tournai alors qu’ils croyaient être à Bruxelles. ;-)
28/09/05 à 17:24
Miss lulu : tu nous raconteras un jour tes dimanches après-midi dans la famille de ton beau-frère ? Ca doit être assez sportif on dirait…
28/09/05 à 17:34
HG a tout à fait raison if I may say so. Cela ne tient nullement du hasard que la future présidente apprenne à Paris ce qui l’attend. Pourquoi est-elle à l’étranger à ce moment-là d’abord ? Cela a-t-il une quelconque importance dans le déroulement de l’histoire ? Cela apporte-t-il un élément de compréhension indispensable, une dimension particulière au destin de cette femme ? Je pose ces questions sans ironie n’ayant pas vu le téléfim et sachant que je ne le verrai jamais (pas le temps, avec tous les billets d’ITU). Peut-être est-ce pour signaler l’importance (et même l’existence ?) d’un monde extérieur aux électeurs de base ? Pour leur signifier que la future présidente est au fait de la politique internationale ?
Mais pourquoi justement Paris plutôt que Berlin, Rome ou même Pékin ou Tokyo ? IMHO n’est-ce pas une fois encore l’illustration que Paris, la France et les Français représentent pour l’imaginaire américain l’inaccessible Autre, rivale et maîtresse désirée ?
Nous avons tous en mémoire Verlaine :
“je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant
D’une femme inconnue et que j’aime et qui m’aime
Et qui n’est chaque fois ni tout à fait la même
Ni tout à fait une autre…3
28/09/05 à 23:31
Flocon: c’est le cauchemard total à chaque fois! heureusement qu’il habite loin… dommage parce que j’aime bien voir ma soeur, mais lui, j’ai vraiment du mal. enfin, personne n’est parfait!
29/09/05 à 01:20
En réponse à 18. Je suis très sérieux et c’est pas des ragots, vu qu’il a avoué lui même en avoir sniffer pendant qu’il était ministre de l’environnement du Québec. un article se prépare sur mon blog demain, puisque je suis aller a une réunion politique ou j’ai pu le voir, ce soir même. Son identité, c’est André Boisclair qui fait la course a la direction du Parti Québécois. Comme le ministre actuel (du parti Libéral) à 70% d’opinion défavorable, à priori le PQ (joli non pour un parti non ?) va passer, et suite à ça les affaires sérieuse, un nouveau référendum sur la souveraineté.
Concernant le 1er ministre fédéral, il est déjà au coeur d’un détournement de 200 millions de $ et oui il a de l’argent dans un paradis fiscal parait-il.
En attendant mon article de demain, un bon article sur l’excellent blogue de mon compatriote Olivier présente la course à la direction du PQ
http://www.carnetsdimages.org/index.php?p=7&pb=653&debut=0
29/09/05 à 04:54
I don’t watch much television so I can’t give an opinon about this show. But just remember, ratings not social commentary are what drives the people who make television shows.
Je ne regarde pas beaucoup de télévision ainsi je ne peux pas donner un opinon au sujet de cette exposition. Mais rappelez-vous juste, des estimations le commentaire que non social sont ce qui conduit le peuple qui font des expositions de télévision.
29/09/05 à 06:44
Yep, le fait que le début se passe en France n’est pas innocent.
On pourrait voir ce passage (la vice-présidente apprend la mort du président et sa nomination au poste suprême) comme la naissance figurée d’une nouvelle démocratie américaine (rupture avec la lignée précédente personifiée par l’excellent Donald S, une femme au pouvoir, etc…), consciente de vivre dans un monde plus que dans une bulle, prête à écouter ses alliés même discordants (cf. la France), le tout sous le regard et le jugemenent des générations futures (la chorale de jeunes filles, futures mères et Cindy Seehan en puissance).
Je disais donc : je ne sais pas dans quelle mesure il faut accorder de l’intelligence à ce téléfilm, mais en tout cas, le début claque drôlement !
29/09/05 à 08:56
“…je ne parle pas d’Hillary Clinton, qui est sans doute celle qui a les plus grandes chances de se voir attribuer la direction de la plus grande démocratie du monde.”
La plus grande démocratie du monde = les US ? Absolument pas: l’Inde, avec son presque milliard d’habitant, est loin devant. Et en plus ils ont déjà eu une femme (Indira Gandhi) comme premier ministre !
29/09/05 à 09:02
Gil,
C’est un clin d’oeil. Je ne fais que répéter ce que j’entends à longueur de journée ici. Et ça me fait toujours bien marrer.
29/09/05 à 17:27
le beau-frère beauf (:-D) doit simplement lire TV guide.
Je cite
“Secor [qui joue le role du mari de la presidente] says he recently saw a conservative commentator suggest that Commander in Chief was laying the groundwork for a Hillary Clinton Presidency, a prospect that amuses Davis [qui joue le role de la presidente] ‘If the conservatives don’t like it, let them come up with their own female candidate’.
Mais elle ajoute quand meme:
“I do think that Americans have a hard time picturing a woman in the Oval office. And I have to think that seeing a woman behind that desk every week could get in your unconscious”.
Bon c’est pas leur faute, aux républicains, s’ils n’ont pas de candidate possible en vue pour profiter de l’insconscient nouvellement preparé de leurs concitoyens…
C’est le même principe que pour les autres séries télé, avec des Noirs à des postes importants avant que cela ne reflète vraiment la réalité du pays – en gros, essayer de faire un peu évoluer les façons de penser un peu trop figées.
Dans un sondage publié dans le magazine de l’ambassade en mai, il apparaissait que pour la premiere fois une majorité de Français était d’accord avec l’idée d’une présidente de la république.
(ça doit méchamment tanguer chez les Hollande-Royal en ce moment, au fait, non?)
13/10/05 à 01:16
[...] 1; : Je vous en parlais le lendemain de la première : les prémisses semblaient intéressantes. Une femme à la tête des Etats-U [...]