Nom de code Angler
par Jerome ITU ~ 25/06/2007, 00:07 . Classé dans : Politique US .
On le soupçonnait.
Une nouvelle affaire nous le confirme.
Le vice-président Dick Cheney se croit au-dessus des lois et agit à sa guise, hors de tout contrôle, au sein de l’administration Bush.
A tel point que, pour expliquer son refus de communiquer des documents confidentiels, comme requis par une commission de sauvegarde des informations de sécurité nationale, il prétend tout simplement que sa fonction ne fait pas partie de la branche exécutive.
Il juge donc n’être tout simplement pas soumis de répondre favorablement à de telles directives, pourtant frappées du sceau présidentiel, et les balaie, méprisant, du revers de la main :
Despite objections from the National Archives, Cheney’s office has exempted itself from a presidential executive order that seeks to protect national security information generated by the government.
Under the order, executive branch offices are required to give the Information Security Oversight Office at the archives data on how much material they classify and declassify. Cheney’s office provided the information in 2001 and 2002, then stopped.
Cheney’s office claims it doesn’t have to comply with the order because it is not an “agency” or “entity” within the executive branch, according to Henry Waxman, chairman of the House Committee on Oversight and Government Reform, which is investigating the matter.
Evidemment l’affaire fait grand bruit, et les démocrates, prenant le vice-président à son propre jeu, menacent de bloquer ses financements, jusqu’à ce qu’il clarifie à quelle branche du gouvernement il appartient.
Le Washington Post en profite pour publier une série de reportages sur ce vice-président de l’ombre, avec un éclairage saisissant.
Ainsi, le premier article révèle que, dès sa prise de fonction, Dick Cheney, en accord avec George Bush, avait une vision différente de son rôle par rapport aux habitudes :
In his Park Avenue corner suite at Cerberus Global Investments, Dan Quayle recalled the moment he learned how much his old job had changed. Cheney had just taken the oath of office, and Quayle paid a visit to offer advice from one vice president to another.
“I said, ‘Dick, you know, you’re going to be doing a lot of this international traveling, you’re going to be doing all this political fundraising . . . you’ll be going to the funerals,’ ” Quayle said in an interview earlier this year. “I mean, this is what vice presidents do. I said, ‘We’ve all done it.’ ”
Cheney “got that little smile,” Quayle said, and replied, “I have a different understanding with the president.”
Une compréhension différente du rôle, qui le dispense de se rendre à l’étranger ou d’aller aux enterrements, comme l’ont toujours fait les vice-présidents, assurant des tâches plutôt représentatives.
Cheney, lui, se voit en-dehors du système, avec ses propres règles au sein du gouvernement :
Stealth is among Cheney’s most effective tools. Man-size Mosler safes, used elsewhere in government for classified secrets, store the workaday business of the office of the vice president. Even talking points for reporters are sometimes stamped “Treated As: Top Secret/SCI.” Experts in and out of government said Cheney’s office appears to have invented that designation, which alludes to “sensitive compartmented information,” the most closely guarded category of government secrets. By adding the words “treated as,” they said, Cheney seeks to protect unclassified work as though its disclosure would cause “exceptionally grave damage to national security.”
La transparence est son ennemie, le nom de ses collaborateurs et même leur nombre, comme son agenda ou encore les enregistrements de ses visiteurs étant tenus secret :
Across the board, the vice president’s office goes to unusual lengths to avoid transparency. Cheney declines to disclose the names or even the size of his staff, generally releases no public calendar and ordered the Secret Service to destroy his visitor logs. His general counsel has asserted that “the vice presidency is a unique office that is neither a part of the executive branch nor a part of the legislative branch,” and is therefore exempt from rules governing either. Cheney is refusing to observe an executive order on the handling of national security secrets, and he proposed to abolish a federal office that insisted on auditing his compliance.
Maintenant, avec un congrès à majorité démocrate et alors que la presse et les blogs se déchaînent (même du côté des conservateurs), on va bien voir ce qui va se passer.
Est-ce que ce sera suffisant pour lancer une procédure d’”impeachment” contre celui que les services secrets surnomment “Angler” ?
…












25/06/07 à 02:26
Il y a 4 branches de la gouvernement: l’executif, le legislatif, le judiciaire, et on vient de trouver une nouvelle branche, la branche Cheney.
25/06/07 à 02:39
Euh… Pourquoi “Angler”?
25/06/07 à 03:48
#2 Ils ont tous des noms de code. Cheney c’est Angler, Bush c’est Tumbler. Il parait que le surnom de “angler” vient du fait que Cheney aime la peche, mais “angler” veut aussi dire que c’est qqn qui elabore des mauvais coups pour profiter d’une situation a son avantage.
25/06/07 à 04:02
Il y a quelques mois j’avais vu Halibuton (Dick Cheney & Co) trainer leurs pieds sur mon blog; et ils etaient restes un long moment puisqu’ils recherchaient tous les articles rediges sur leur societe.
25/06/07 à 16:43
C’est pour la connerie humaine, la 4eme branche parlementaire ?
25/06/07 à 18:09
It’s time to impeach Cheney.
25/06/07 à 22:25
#5 Ca rentre dans le cadre legislatif si j’ai bien compris votre question. Le pouvoir legislatif est “theoriquement” independant du pouvoir executif, c’est ce qu’on appelle les “checks and balances” dans une vraie democratie dans la mesure ou chaque separation de ces 2 pouvoirs a un effet sur l’autre (article I, II et III de notre tres cher constitution americaine que l’on devrait donner aux Irakiens puisque l’on ne s’en sert pas du tout).
Pour le cas de Dickhead Cheney on lui demande dans quelle categorie il se place. Ca fait maintenant plus de 5 ans que Dick Cheney maintient que pour certains types de lois le bureau du President ne fait ni partie du pouvoir executif, ni partie du pouvoir legislatif.
Dans le cadre de la declassification des informations, il traite certains documents a tant que “TOP SECRET/SCI” et il refuse de cooperer avec le personnel des archives nationales. Pire il a meme essaye de dissoudre le personnel il y a quelques semaines de cela.
Un lien pour recapituler les fonctions de ces differents pouvoir dans la constitution americaines:
http://www.usconstitution.net/consttop_cnb.html
25/06/07 à 22:35
Je viens de faire 2 fautes d’orthographe en francais dans le com precedent, desole, j’oublie toujours de me relire avant de presser le bouton “Dites-le !”.
26/06/07 à 08:03
#2 Biij
Au prix d’un (très) mauvais anglicisme, je dirais:
Angler = “celui qui n’arrondit pas les angles” ;-)
Mais évidemment, c’est Steven Rix qui doit avoir raison.
26/06/07 à 09:06
#9 J’ai prefere donner les 2 exemples pour ne pas me mouiller. Les noms de code sont generalement donnes par les services secrets federaux des USA pour assurer la protection du President ou d’une autre personne.
Example: le nom de code de Frank Sinatra etait Napoleon, le nom de code de Clinton etait Eagle.
J’ai trouve une liste des noms de code sur le net:
http://en.wikipedia.org/wiki/Secret_Service_codename
Dick Cheney a 2 passions: la chasse et la peche.
Il n’est pas tres bon a la chasse, on se souvient tres recemment d’un evenement ou il avait pris son voisin avocat pour un canard, et a la peche il attrappe du poisson mais il le rejette apres, d’ou le nom “angler”. Aller savoir… L’origine de son nom de code ne m’empechera pas de dormir; par contre je m’interroge souvent sur les pratiques illegales de Dick Cheney et des gens qui travaillent autour de lui. Je me souviens dans la presse il y a quelques annees que Halliburton etait installe en Iran. En loi americaine il est strictement interdit de faire du business avec Cuba, Iran, … etc Par contre si votre societe se situe dans un offshore dans les caraibes (cayman islands) alors vous echappez au control de ces lois. C’est l’appat du gain sans obligation morale qui fera chuter ce pays et le probleme c’est que personne ne se cache dans ces affaires de corruption. Halliburton est quand meme dans plus de 5 affaires de corruption.
La derniere affaire un peu bizarre c’est qu’ils ont demande a l’Irak plus de 10 milliards de dollars par an a l’equipe qui etait chargee de trouver des ADM en Irak, et aucune enquete n’a ete ordonnee.
26/06/07 à 23:46
Ceci dit les mésaventures vice-présidentielles nous valent de bons moments de rires (jaunes) :
Fourth branch, par Stephen Colbert
Go F…. Yourself, par Jon Stewart
Edifiant…