Un pays de dons
par Jerome ITU ~ 26/06/2007, 00:29 . Classé dans : Business, Culture US, De la folie .Selon un rapport de la fondation Giving USA, l’année 2006 établit un nouveau record de dons aux Etats-Unis avec un total approchant les 300 milliards de dollars.
D’après Giving USA, la performance est remarquable car elle représente une augmentation par rapport à 2005, pourtant marqué par de grandes vagues de donations, suites aux catastrophes comme les ouragans (dont Katrina) et le tsunami en Asie.
C’est une grande tradition américaine, qu’il est important de souligner et dont on parle trop peu à mon sens. A l’image de l’action de Bill Gates au travers de sa fondation, the Bill & Melinda Gates Foundation, qui dispose d’un budget de 33 milliards de dollars (supérieur aux dépenses de l’OMS selon Wikipedia).
Une tradition qui marque une profonde différence avec notre système de pensée à nous, français, qui avons plutôt tendance à laisser ces actions à l’initiative du gouvernement. Nous faisons confiance à l’état pour gérer la redistribution sociale des richesses (au vu du montant de nos impôts !), là où les américains préfèrent gérer eux-mêmes cette redistribution, en choisissant à quel secteur doit revenir leur contribution : église, université, commune, association caritative, etc…
D’ailleurs si les “mega-gifts” des milliardaires font la une, ils ne représentent cependant que 1,3% du total des dons de 2006. Ainsi la fondation Giving USA précise que 65% des ménages ayant un revenu inférieur à 100 000$ ont fait des donations à des oeuvres de charité. “C’est plus que le pourcentage des votants ou de ceux qui lisent un journal du dimanche”.
Et pour bien signifier cette singularité américaine, Claire Gaudiani, auteur de “The Greater Good: How Philanthropy Drives the American Economy and Can Save Capitalism”, citée par Yahoo News, indique les Etats-Unis donnent deux fois plus que le pays en second dans le classement de la charité.
Les Etats-Unis sont premiers avec 1,7% du PIB consacré aux dons, devant la Grande-Bretagne avec 0,73%, quand la France atteint un tout petit 0,14%, derrière des pays comme l’Afrique du Sud, Singapour ou la Turquie.
Une vraie différence socio-économico-culturelle, pour le coup !
Lien :
Le rapport de Giving USA en pdf.
…












26/06/07 à 01:01
Les économistes de Harvard Alberto Alesina et Edward Glaeser ont montré qu’il y avait une forte corrélation entre hétérogénéïté raciale et la charité.
L’idée est la suivante : plus un pays est homogène (la Suède par exemple), plus les habitants acceptent les impôts et la redistribution sans qu’ils sachent à qui va l’argent. En revanche, dans un pays fragmenté comme les Etats-Unis, on a peur que son argent aille à quelqu’un qui n’est pas “méritant”. On ne fait donc pas confiance à la redistribution étatique, et donc on donne à ceux qui nous ressemblent. La générosité américaine est donc à mettre dans cette perspective (vous le faites dans un paragraphe, mais ce qui est intéressant est de lier ça au “melting pot” américain).
26/06/07 à 03:25
Ainsi la fondation Giving USA précise que 65% des ménages ayant un revenu inférieur à 100 000$ ont fait des donations à des oeuvres de charité. Comparativement il est vrai que meme la middle-class (revenu median de $35.000 par an en inflation corrigee pour l’annee 2006) donne plus en pourcentage a comparer de la classe la plus haute. Je crois que dans la masse des gens qui gagnent plus de $200.000 par an le pourcentage etait 4 fois moins eleve que la classe moyenne. J’avais note en quelque part ces chiffres sur mon blog, mais je n’arrive plus a les retrouver; prenez mon affirmation au conditionnel, aussi longtemps que je n’aurai pas trouve ces chiffres.
Au 4ieme paragraphe, il y a un petit labsus lorsque vous avez fait la comparaison entre la France et les USA mais je ne vous en tiendrez pas rigueur. Sachant que les USA depensent chaque annee $300,000,000,000 par an dans la pauvrete, et ce meme chiffre dans les dons, on n’a toujours pas eradique la pauvrete.
Pour les depenses du Tsunami, les USA s’y sont repris a 2 fois pour financer leurs operations avec un aspect politique a la faveur de leurs ambitions militaires contre la Chine . Au debut les USA avaient seulement donne 15 millions de dollars, ce qui n’est rien par rapport au ratio par habitant. “Grace” au Tsunami, les USA ont ete capable de re-ouvrir la base militaire Utapao en Thailande; bien que cette base fut fermee apres la guerre du Vietnam. C’est un exemple ou le vacarme fanfaronnant des medias americains cachait bien d’autres ambitions qu’un caractere humaniste.
D’une maniere generale aux USA, faire des dons, fait partie de la culture americaine, et ca se fait de maniere courante et naturelle tous les jours. D’ailleurs on appelle les USA “the tipping society” ou les gens un peu plus riches que les autres donnent des pourboires a ceux qui font moins d’argent, surtout dans les restaurants car ils sont payes au salaire minimum (qui est different d’un Etat a un autre, bref entre $4 qqch pour le TN jusqu’a $7 qqch pour la Californie). Je donne au moins 20% en pourboire sur ma note lorsque je vais manger au restaurant, et je le fais naturellement sans meme regarder la qualite du service.
…etc
Je passerai l’aspect fiscalite entre la France et les USA, c’est trop long, bien que l’on pourrait expliquer pas mal de choses.
#1 Avez-vous sous la main une etude d’integration sociale entre la France et les USA? Je pense qu’on aurait bcp de choses a apprendre dans ces 2 societes differentes.
Je file a la piscine et je prendrai qques photos pour Marry Ellen.
26/06/07 à 10:22
Vous pouvez aller sur le site d’Edward Glaeser (http://www.economics.harvard.edu/faculty/glaeser/papers.html) et fouiller un peu dans ses articles, mais ce serait un peu long. Le plus célèbre est le suivant : “Why doesn’t the US have a European style Welfare State?” (lien : http://www.economics.harvard.edu/hier/2001papers/HIER1933.pdf). Mais c’est encore très technique, et ils ont sorti un livre pour le grand public il y a deux ans, traduit l’année dernière : “Combattre les inégalités et la pauvreté” qui est très bien fait, et évidemment chroniqué chez éconoclaste (http://econo.free.fr/scripts/notes2.php3?codenote=153).
26/06/07 à 11:52
#3 Sur la perception de la pauvrete entre USA et Europe et la realite:
According to the World Values Survey, seventy one percent of Americans believe that the poor have a chance to escape from poverty. According to the same survey, only forty percent of Europeans believe that the poor can escape poverty.
C’est 1 Americain sur 3 qui passera par la cause pauvrete durant sa vie. Le systeme de croyance n’est pas le meme entre Europe et USA, les USA ont plus le profil sociologique du “battant” alors qu’en France on est plutot dans le profil “placenta” a cause de l’Etat Providence (Welfare State en anglais); c’est un autre etat d’esprit que l’on peut expliquer par des differences culturelles sur la maniere d’apprehender la vie. Par contre je ne suis pas d’accord quand on dit aux USA que le “pauvre” est faineant, c’est le conditionnement de la societe favorisant l’opportunisme qui les incite a reflechir de cette maniere-la. Pourquoi trouve t’on plus de pauvres chez les blacks que chez les blancs aux USA? Je regarderais plutot dans les conditions d’elaboration de la societe a echelle verticale ou les chiffres sur les inegalites raciales devraient parler d’eux-memes. La aussi il y a plein de choses a dire car aux USA les gens assimilent la violence a l’effet de pauvrete, ce qui n’est pas entierement faux, mais pas forcement vrai. Exemple: beaucoup plus de crimes aux USA sont commis par les riches plutot que par les pauvres, mais on n’en parle jamais surtout lorsqu’il y a de l’argent en jeu. Je m’interroge souvent sur les deviances du capitalisme, car elles sont difficilement discernables si vous etes nes dans ce systeme.
Social Mobility and Income Uncertainty
The economic model suggests that there are two ways in which social mobility can explain the gap between US and European levels of welfare. First, the median voter in the US might have higher expected income growth (relative to the rest of America) than the median voter in Europe. According to this theory, high income mobility in the US (specifically upward mobility of the median voter) can explain lower US redistribution.
Ce qui est effarant dans le systeme Americain, vu que le profil sociologique du pauvre favorise les Democrates plutot que les Republicains, il est tres facile techniquement de modifier le processus des elections, justement a cause de la mobilite sociale chez les pauvres.
Je lirai attentativement ce lien et les autres liens sur cet auteur, le contraste entre Europe et US est toujours d’actualite. Je ne travaille pas sur le modele europeen, non pas par convictions personnelles, mais par profession de foi pour ameliorer le modele americain, et empecher justement les deviations du modele ultra-capitaliste, qui au fil des siecles ont surement trouve une souplesse pour s’affirmer et soutenir leur processus culturel (The pursuit of happiness) tout en rentrant en parfaite contradiction sur les ideaux americains il y a juste quelques annees de cela, et c’est catastrophique.
Je vais me coucher, j’elaborerai plus tard ma petite these.
26/06/07 à 16:20
je ne sais pour les US mais pour le Royaume-Uni on incite pas mal a donner aussi, il ne se passe pas une semaine sans etre sollicite d’une maniere ou d’une autre,
ce qui n’est pas mal parce que si je prends mon cas personnel, je n’avais pas vraiment pour habitude de donner mais grace a ces sollicitations en tout genre je le fais assez souvent, bien plus qu’en France.
27/06/07 à 08:42
As-t-on une idée réelle de l’éfficacité de la solidarité privée (modèle US apparemment) par rapport à la solidarité publique ( France par exemple )?
Si les montants sont aussi gros que ceux indiqués, et si on suppose que ils ne sont pas pris en compte dans les indicateurs habituels de pauvreté qui se basent sur le revenu, ca peut remettre en cause pas mal de choses dites sur la pauvreté aux USA, non?
Autre chose, la société de Bill Gates est mentionnée, l’an dernier une polémique avait éclatée à son propos notamment pour avoir fait des pressions auprés d’organisme pour qu’ils utilisent windows en échange des subventions ( je ne retrouve plus de lien, là, désolé ).
Un truc que j’ai du mal à situer aussi c’est : où vont ces subventions? J’entend régulierement des assertions comme “il suffirait de X milliars de dollars” pour “supprimer la faim dans le monde”, “donner des médicaments à tous les necessiteux”, ect, X étant en general en dessous de 10 et donc bien en dessous des 300 milliards évoqués!
J’ai du mal à croire que sur ces 300 milliards il y en ai moins de 20 qui aillent à la faim dans le monde ou les enfants du tiers monde.
Quelqu’un a-t-il des chiffres?
J’espere qu’on ait pas dans une logique de charité à la Ayerdhal :
”
Charité bien ordonnée…
Un tu te hisses jusqu’à un niveau socio-professionnel bien assis.
Deux, tu tires tes amis jusqu’à toi : ce sont les vertus du relationnel.
Trois, tu pousses tes mômes : c’est la voix du sange.
Quatre, tu aides tes voisins : regarde donc chez tes voisins avant d’envoyer dix balles aux enfants du Gange.
Cinq, tu loges tes pauvres, ça fait désordre et quand ils sont à la rue, ils n’ont pas besoin d’y descendre pour gueuler.
Six, tu nourris tes immigrés : ventre plein n’a pas d’oreilles.
Sept, tu habilles leurs familles restées chez eux, ça les aidera à y demeurer.
Huit, tu soignes tes alliés pour qu’ils ne changent pas de camp.
Neuf, tu soulages tes ennemis pour qu’ils changent de camp.
Dix, tu assistes les nations de bonne volonté proportionnellement à la reconnaissance et à l’armement qu’elles peuvent développer.
Dans cette hiérarchie, les gens qui crèvent de faim sont en onzième ou douzième position, hors chrono.
C’est pas très moral, hein?”
(extrait de l’indispensable “Demain une Oasis”)
27/06/07 à 20:52
It’s true that Americans in the US give a lot for charity. I especially see this if there is a natural disaster of some sort. If people are in need, there will be money and supplies that will come pouring in. You have to be careful, however, because there are plenty of people who are dishonest and will make you believe that the money is going to a relief of some sort, and instead, ends up in their pockets.
I’m usually very careful who I give to and try to give in a way where the money, in full, goes directly to the people in need. Catholic Charities are usually good for that.
The downside is, I am getting phone calls and e-mails constantly asking for money donations. As much as I would like to give to everyone, I just can’t do it. It’s tough to decide who needs it the most. I do donate a lot of goods to AMVET’s (American Veterans) and St.Vincent DePaul Society. Doing that has the added perk that I can get rid of a lot of things I don’t need anymore and are cluttering up my house and basement.
27/06/07 à 23:11
#6 Je n’ai plus les chiffres en tete mais lorsque tu donnes aux charites, c’est au moins 20% du chiffre qui passe dans les frais administratifs et c’est proportionnel a la taille des organisations caritatives: plus une organisation est grande, plus les frais sont eleves. Dans certains exemples, en France, sur des associations contre le cancer, je crois meme que cela atteignait les 40% il y a 10 ans. La comptabilite d’une organisation caritative devrait etre transparente pour savoir ou va et comment est utilise cet argent. Il y a des lois a cet effet en France (loi 1901?), en Belgique (loi 1921) mais je n’ai aucun souvenir qu’il existe de tels accords aux USA. En France, le systeme fixe des limites, aux USA les gens ne voient pas du tout les limites, et les Americains prefereraient aider directement quelqu’un, en dehors du caractere humanitaire, plutot que de passer par une organisation.
De plus aux USA c’est souvent que les gens se mobilisent pour former leur propre association a un niveau local ou regional, pour un niveau social, et ainsi de suite dans le cadre d’une action caritative. Ma voisine par exemple avait forme une petite association contre le SIDA pour inciter la bonte des gens a donner de l’argent, et le lendemain elle etait partie faire du shopping avec cet argent. C’est pourquoi je prefere aider les gens directement, mais bon mes finances ne me le permettent plus dernierement :)
La pauvrete aux USA est faramineuse, et pire qu’en France. Aux USA, il n’y a pas si longtemps que l’on definit le taux de pauvrete, ca avait commence bien apres le choque du Black Friday, dans les annees 60. Comparativement, la population a augmente depuis les 40 dernieres annees (+100 millions) et le taux de pauvrete reste au meme niveau (37 millions): un enfant venant d’une famille pauvre aux USA a plus de chance de se retrouver pauvre, par tradition anglosaxonne justement, car ils ont le meme probleme au RU. Si on mettait tous ces Americains pauvres au RMI de France, je vous garantis qu’ils se sentiraient subitement riches.
Voila un lien:
http://www.answers.com/topic/poverty-in-the-united-states
Par contre il y a plus de pauvres aux USA qu’on voudrait nous le faire penser, a cause de leur outil economique lorsqu’on rentre dans les tranches de famille. Le taux de pauvrete pour une famille de 4 est d’environ $16,000 par an, alors qu’elle est de $8,000 par an pour une personne, je parle en chiffres abstrait car je n’ai plus les chiffres exacts pour expliquer ces differences fondamentales.
Quelques chiffres de memoire pour ma ville de Las Vegas:
- Il y a 28,000 personnes qui vivent dans la pauvrete absolue (pas de travail, donc pas de logement, pas de nourriture, pas de voiture, rien de rien)
- Sur ces 28,000 personnes, 26% de ces personnes representent une famille
- 798 de ces gens pauvres ont moins de 18 ans et sans famille.
C’est ecoeurant.
27/06/07 à 23:14
PS: a Las Vegas il est courant de voir des gens a la rue sur des chaises roulantes. C’est frappant lorsque je vois cela.
28/06/07 à 05:52
Thanks Jerome! Very nice post.
01/07/07 à 00:48
PS2: en droit francais une association caritative fait partie d’une association a but non lucratif; on fait simplement la difference sur la valeur de cette association, l’une ayant un objectif centre sur l’aide a la pauvrete, et on parle souvent d’association a caractere humanitaire a plus grande echelle.
En droit americain, l’absence de profondeur sociale ne nous permet de traduire litteralement le mot “association caritative” dans la mesure ou les benefices ne sont pas forcement re-investis dans la societe (different du droit francais). Au pire des cas, vous pouvez traduire en anglais avec le mot “charitable associations” mais juridiquement il n’y a aucune definition en droit anglo-saxon. Le mot “Non-profit organization” est peut-etre le meilleur mot pour parler d’organisation sans but lucratif ou bien “foundations”, a part qu’en droit americain il est tout a fait legal d’exercer un profit et de le retirer de la comptabilite. De plus aux USA, et c’est peut-etre ce qui aurait du etre souligne, le gouvernement americain incite a prendre de telles initiatives en echange d’un allegement d’impots, mais je ne sais pas commnent ca marche dans le detail.
Je surfais sur le web et la definition francophone varie d’un pays a un autre:
- En Suisse on les appelle “association sans but economique”
- Au Quebec, c’est Organisme sans but lucratif
- En Belgique on parle d’association sans but lucratif
Est-ce-que quelqu’un pourrait confirmer qu’aux USA on ne donne pas a des gens qui sont differents de nous? Si oui comment la vision americaine est psychologiquement differente de celle des Francais dans le domaine des dons? J’ai souvent l’impression qu’aux USA on ne cultive pas les differences sociales dans la mesure ou l’on a peur ou l’on ne fait pas confiance a tout ce qui est different, a priori.
01/07/07 à 20:07
Billet tres instructif.
Qui va totalement à l’opposé de l’image que certains (les plus nombreux sans doutes) peuvent avoir à l’égard des américains.
A méditer.
02/07/07 à 14:18
Aller, je continue à faire mon économiste de service :
Un papier vient de sortir au CEPR (le Conseil anglais de politique économique) de Ravi Kanbur et de Indraneel Dasgupta, qui démontre (théoriquement) que les dons faits en “bien publics” (musées, églises…) ne sont pas si “redistributifs” que ça. Cette pratique est surtout américaine, me semble-t-il, ce qui permet de relativiser l’effet de cette charité importante que Jérôme souligne : elle se dirige moins vers les plus pauvres que vers des biens publics pour les riches et classes moyennes.
23/09/07 à 10:10
Ouais mais je pense à une chose: si les US avaient plus de JUSTICE sociale, ils n’auraient pas besoin de recourir tant aux dons.
Les mots de “compassionate republicans” par exemple m’horripilent au plus haut point. C’est de la bonne conscience à peu de frais qui permet de couvrir les vrais problèmes non traités: santé, éducation etc…
24/09/07 à 05:21
[…] Selon un rapport de la fondation Giving USA, l’année 2006 établit un nouveau record de dons aux Etats-Unis avec un total approchant les 300 milliards de dollars. Les Etats-Unis sont premiers avec 1,7% du PIB consacré aux dons, devant la Grande-Bretagne avec 0,73%, quand la France atteint un tout petit 0,14%.La suite sur le billet de Jerome d’Inside The USA Bookmark to: […]
10/10/07 à 20:47
A méditer néanmoins:
http://www.lefigaro.fr/debats/20071007.WWW000000075_bill_clinton_le_monde_sait_que_lamerique_vaut_mieux_que_la_guerre_dirak.html