Obama08

100 jours

par Claire ~ 06/12/2007, 23:08 . Classé dans : Vie d'expat, guest .

//Billet de Claire, qui reprend sa plume de blogueuse invitée sur ITU, à propos de son retour en France, après plusieurs années passées aux Etats-Unis avec sa famille en Caroline du Sud. Une expérience très similaire à la mienne, en fait.//

 Greenville, Caroline du sud. Novembre 2006.

Nous sommes rentrés des USA depuis 100 jours…

L’heure du bilan, non ?
Alors voilà, après 4 ans ½ de vie en Caroline du Sud, et plus de 100 jours après notre retour en Auvergne, ce qui me vient à l’esprit, en vrac :

  • Après le climat chaud de Caroline du Sud, c’est le choc du climat ! Nous avons vécu notre première chute de neige un 16 novembre, et les températures ne dépassent guère les 2 degrés en journée en ce moment ! Les casquettes et claquettes ont été remisées au placard…
  • Depuis 100 jours, je ne peux plus faire mes courses le dimanche, ou le soir à 22 h, et concrètement, avec une famille, c’est plus compliqué… Cela fait 100 jours que je n’entends plus un radieux : « How are you, today ? Did you find everything OK ? » lorsque je passe à la caisse de mon supermarché… J’ai appris à remettre mes courses toute seule dans les sacs – qu’on ne nous donne plus, d’ailleurs, mais ce n’est pas un mal - devant la caissière qui a l’air contrariée que je n’aille pas plus vite, et qui médit avec sa collègue devant moi sur sa chef de service…
  • Le vrai pain, le fromage, la charcuterie… C’est BOOOOONNNNN ! Je l’avais presque oublié, à force de m’en passer !
  • Mes enfants ont découvert l’école à la française et ses horaires. Nous rentrons chez nous vers 18h, et « en France, on n’a jamais le temps de jouer », dit mon benjamin. Ils découvrent aussi les notes, les devoirs exorbitants, les contrôles-surprises… Le rythme de la vie de famille est beaucoup plus lourd qu’aux Etats-Unis, où les enfants quittaient l’école vers 14h30/15h, et où il n’était pas mal vu qu’un employé quitte son travail vers 17 h, afin de passer du temps avec sa famille…
  • En France, le mercredi est le jour des enfants, mais alors PAS DU TOUT celui des mamans ! Là où les activités s’étalaient sur la semaine aux US, elles sont concentrées sur le mercredi et le samedi en France, qui virent aux journées taxi et à la course effrénée…
  • Un constat saisissant : il y a, en France, une véritable prise de conscience concernant l’environnement et la protection de la planète. Pas un journal télévisé sans que le sujet ne soit abordé, les journaux regorgent d’infos pratiques du style « Comment faire pour consommer bio ? Pour vivre en respectant mère nature ? Pour rouler propre ? Pour vivre sans voiture ?… ». Entre le Grenelle de l’environnement, le développement de l’habitat « vert », les prises de position des politiques, le rôle de nombreuses associations, on sent que la France a, dans ce domaine, une sacrée longueur d’avance sur les USA, où les initiatives sont encore plutôt rares….
  • Ce qui nous manque beaucoup, c’est l’énergie des américains, dans leur ensemble. Là où les gens étaient, pour la plupart, toujours partants, souriants, optimistes, enthousiastes, on retrouve les français tels qu’on les avaient laissés : « battus d’avance ». Bien sûr, ce n’est pas le cas de 100 % des gens, mais c’est l’impression globale que nous renvoient nos compatriotes. Devant de nombreuses situations, les gens voient d’abord ce qui peut poser problème, ce qui va être difficile, et envisagent le pire, avant d’imaginer ce qu’il serait possible de faire, de réfléchir à des solutions, d’avoir une espèce de confiance en soi, et en la vie, tout simplement. Cela nous donne l’impression que les gens ne savent pas se « détendre », et utiliser leurs talents…
  • En France, notre pouvoir d’achat a connu une sacrée diminution… Je sais que c’est un sujet « à la mode », n’empêche qu’on le vit au quotidien ! Nos salaires mensuels sont à peine la moitié de ceux que nous avions outre-Atlantique, et nous sommes effarés des prix des produits de consommation courante (essence, habillement, hifi…). J’entendais l’autre jour lors d’une émission de radio sur France Inter que le pouvoir d’achat des français était inférieur de 36% à celui des américains. Cela ne m’a pas surprise. Et je pense que, à travail égal, les salaires des américains doivent être bien supérieur dans l’ensemble…
  • Etre expatrié, c’est être dans la découverte et la curiosité, dans le «tout-nouveau» et la rencontre de l’autre… Nous avons fait des voyages extraordinaires ces dernières années, nous avons vécu des expériences de rencontres et d’hospitalité singulières (Corky, cow-boy dans un ranch du Montana et sa femme, Clarisse; Maudrey, cajun de Louisiane; les Smucker, Amish de Lancaster… autant de visages de l’Amérique). En rentrant en France, on a un peu l’impression de revenir « dans ses vieilles charentaises »… d’avoir perdu le côté excitant et stimulant de cette aventure fabuleuse… et on a un peu peur de « s’encroûter » !!!

Je suis bien consciente que le risque est immense d’idéaliser un pays dans lequel j’ai vécu dans des conditions « extra-ordinaires » : expatriés, avec une très bonne assurance maladie, une école française payée par la boîte, de supers voyages, du soleil et plein d’amis…. Forcément, le changement de vie est difficile !

Mais, alors que je partais en suivant mon mari, et en annonçant clairement : « 3 ans, hein, après, on rentre… », j’avoue avoir appris à aimer ce pays fabuleux, ses habitants, son goût des « possibles » et son dynamisme rayonnant. Et si mon mari me disait qu’il faut y retourner demain… je saute dans l’avion… right now !

Attention, loin de moi l’idée de généraliser, je sais que j’ai vécu une expérience particulière des Etats-Unis, loin des grandes villes et des buildings, et que les choses ne se passent pas ainsi partout… C’est très grand, les US !

36 Réponses sur 100 jours

  1. littlehorn

    Je suis moi-même anti-américain (je veux dire pour ce qui est de la mythologie que les atlantistes nous servent à longueur de journée), mais je ne vois pas de raison de croire que tu mentirais ou que tu essaierais de déformer la réalité.
    Cesse donc de te défendre des généralités, on voit bien que t’es une femme honnête ;-)

  2. Steven Rix

    L’Arvernes (l’Auvergne en Francais) c’est bien pourtant. En general les gens qui transitent entre la Caroline du Sud et Clermont-Fd sont les gens qui travaillent pour Michelin, mais bon je peux me tromper.
    Ca fait plus de 7 ans que je ne suis pas retourne en France, et ca manque a pas mal de niveaux (qualite de vie en general).

  3. Hervé

    “… expatriés, avec une très bonne assurance maladie, une école française payée par la boîte, de supers voyages, du soleil et plein d’amis….”
    Effectivement, ça aide à voir le côté positif des choses !

    Sinon j’aime beaucoup le post.

  4. Jerome ITU

    //Et si mon mari me disait qu’il faut y retourner demain… je saute dans l’avion… right now !//
    J’ai exactement la même attitude. Ça fait deux ans que j’essaie de comprendre le pourquoi, peut-être qu’on croit toujours intérieurement que “l’herbe est plus verte ailleurs”.

    Ceci dit, aux US, c’est le cas : les pelouses y sont vraiment impeccables (Cf la photo de la rue de Claire ci-dessus) !

  5. VeroNike

    Petit clin d’oeil sur l’attitude des caissières dans les supermarchés américains : il est en effet très agréable d’avoir un sourire et cette chaleur humaine qui fait qu’on a l’impression que l’hotesse de caisse est très heureuse de nous voir, qu’elle espère que tout va bien, et qu’on est la personne la plus importante de la journée pour elle ! Même si le scénario se reproduit pour la personne suivante dès qu’on tourne les talons… Un bel esprit commercial très agréable pour un client. On s’est inspiré des USA pour le développement de la grande-distribution en France, dommage qu’on n’ait pas importé cela aussi !
    http://www.influenceamericaine.com

  6. Damien

    Pour avoir moi aussi vécu aux Etats Unis, je suis d’accord avec tous les commentaires. Je mettrai cependant un petit bémol sur le pouvoir d’achat. Il est vrai que le pouvoir d’achat aux US et sensiblement plus important. Ca n’est que “sensiblement” et on le ressent fortement quand on est expatrié. En effet, ce qui impute énormément le pouvoir d’achat aux US ce sont les importantes sommes d’argent consacrées aux études de nos têtes blondes qui coûtent très cher aux US et sont gratuites (ou quasi) en France. Quand on est expatrié, on a pas ce souci puisqu’on table sur un retour en France et le fait que nos enfants feront leurs études en France.

  7. Enzo

    Super votre petite analyse!
    Moi j’en suis a mon 2e sejour aux US.
    Je suis rentre en France entre mes 2 sejours et je me reconnais parfaitement dans votre post.
    Vous avez su mettre les mots sur ce que la plupart des expats aux US ont vecu (ou vivent encore!).
    L’autre pensee qui me vient, c’est lorsque vous decrivez l’ambiance generale en France: je partage votre analyse et je me dis que la France a un reel potentiel economique qui est sous-estime, inexploite, voire gache…

  8. JC

    Bonjour,
    Pourrais -tu nous dire de quelle assurance maladie tu parles…Ce point étant crucial aux States

  9. Steven Rix

    #4 Je ne veux pas etre “ratcho” mais la pelouse sur la photo n’est pas trop verte, ce qui n’est pas plus mal surement lorsque l’on sait que dans le desert de Las Vegas ou a Springfield Co on passe notre temps a arroser la pelouse en permanence juste par esprit de competition par rapport a son voisin. Le gaspillage de l’eau - comme le petrole - faisant partie du niveau de vie aux USA qui caracterise notre societe de consommation (societe de cochonmatiom meme).
    En France, par contraste, on aura une pelouse bien jaune lorsque la saison chaude approchera si l’on s’abstient d’arroser pendant la secheresse.
    PS: si vous ne pouvez pas vous passer du “vert” sur votre pelouse, il existe les pelouses synthetiques, c’est un peu plus cher et ca evite de gaspiller l’eau de la planete pour n’importe quoi.

  10. Jerome ITU

    Steven,
    Il y a mieux que le synthétique pour une belle pelouse verte… toute l’année !

    Beaucoup mieux même :
    http://archi-idea.blogspot.com/2007/11/nallez-pas-croire-quailleurs-lherbe.html

  11. Steven Rix

    #10 Mdr! Ca doit bien tromper l’oeil. A Vegas il y avait un casino seulement (Le Wynn) qui avait opte pour du gazon synthetique,et je trouvais l’idee geniale. J’aime bien ce petit cote ecologique aux USA et il existe moderement et timidement. A Houston, j’ai remarque que la plupart des outils du batiment public ne marchent plus a l’electricite mais a l’energie solaire (feux de signalisation).

    Au fait pense a updater le lien sur ton blog, je ne suis plus au Nevada mais au Texas. Je suis revenu a mes premiers amours (ma premiere ville aux USA etait Dallas donc le Texas), et je m’y plais bien ici avec la plage a cote et pas de stress.

  12. JG

    Bon retour Claire. C’est vrai que moi aussi je me reconnais dans ton post. J’en suis a ma troisieme expatriation (Chili, Japon et maintenant les US) et c’est vrai qu’a chaque retour j’avais trop envie de repartir. La vie en France me paraissait trop rigide, trop encadree. Le pire ce sont les supermarches comme tu dis qui ouvrent tard le matin et ferment tot le soir.
    Ca me rendais dingue. Le pelerinage du samedi a Carrefour :((((

    Comme tu le dis a la fin de ton post, faut savoir se creer des opportunites afin de repartir, rencontrer les bonnes personnes, montrer qu’on est disponible et souvent avant de l’avoir realise on se retrouve a Roissy en partence pour de nouvelles aventures.

    Si comme Steven le devine, ton mari travaille pour Michelin, je suis sur etant donne que ce groupe est present dans le monde entier que tu auras d’autres opportunites.

    Allez bon courage.

  13. Montréal » Blog Archive » La vie française vue par une montréalaise

    […] Si vous voulez un avis américain sur les différences niveau vie de famille USA / France, j’ai bien aimé cet article aussi. Ce blog est tenu par un journaliste de Libé expatrié, et il est excellent au passage. Si vous trouviezdes articles d’asiatiques qui parlent des clivages culturels, je suis preneur.  Imprimer cet article […]

  14. Arnaud H

    Ici en Californie - du nord, notamment - les Français expatriés sont gâtés, car ils ont accès à du très bon pain de de la très bonne bouffe qui peut rivaliser avec celle bien de chez nous, encore qu’il nous manque des choses (ah, la charcuterie auvergnate…), mais bon, en France il y a des trucs d’ici qui me manqueraient.

    La prise de conscience au niveau de l’environnement est également bien réelle en Californie, mais c’est vrai qu’elle reste un gros sujet de débat.

    Et vive Michelin : tous mes véhicules ont du Michelin (sauf l’une des motos).

  15. Rocket

    Hi

    I’ll write in English in order to speed things up on my side. Your text on your life in the US was really magnificent and all of what you described is true and can only be appreciated by those who have spent time there.

    I wish you all the best of luck on your return to France and I can tell you now that little by little the mentality of France which you so well described on your return will begin to take over again and you will see things once again as they are seen in France. The doors to what was once a refreshing openness will close again little by little, the prepackaged, “Hi how are you today” will have disappeared and would be welcomed, but it won’t come and the simplest of things will become complex without you really understanding why.

    At that time you will realize that you are really home again. But then again, will you really be at home?

  16. isabelle raimbaud

    Etant prof d’anglais je suis très intéressée par ce blog et par tous vos témoignages. J’étudie actuellement l’Australie avec mes élèves de lycée et j’aimerais beaucoup partir de témoignages d’expatriés pour saisir les différences culturelles. Connaitriez vous un site similaire au votre concernant l’Australie?
    Merci d’avance!

  17. Claire

    Merci beaucoup pour tous vos commentaires.

    @ Steven, JC et JG : oui, c’est bien Mr Bibendum qui nous a fait ainsi découvrir du pays…Et qui nous a aussi fourni une assurance spéciale “expatriès” (Mobility benefits)…

    @ Damien : tout à fait d’accord avec toi… Je sais combien mes amis américains font des efforts financiers importants pour prévoir les études de leurs enfants, et avoir une bonne sécurité sociale. Encore une fois, nous avons eu le beurre, l’argent du beurre et même le sourire de la cremière !

    @ Jérôme : tu as vu, dans le trackback, tu as été promu au rang de journaliste chez Libé ! Tu as peut-être des pistes à creuser ?-)

  18. Helene

    Moi aussi j’ai quitté les USA en juin pour l’Australie, et je reconnais beaucoup de points positifs des US dans le post de Claire -nous c’était Chicago-. Je reviens de temps en temps sur ce blog en souvenir du temps où j’y étais un peu plus active -bonjour Jérôme!-.
    Je prends la plume aujourd’hui pour répondre à Isabelle. Je ne connais pas de blogs aussi intéressants que celui-ci en Australie, mais peut-être trouverez-vous ce que vous cherchez ici: http://www.francedownunder.com/fr/
    Cheers à tous, comme on dit ici!

  19. Michel

    Bonjour Claire et Jean-Michel,

    je trouve votre analyse et aussi les autres commentaires tres touchants et realistes. C’est vrai que le cote relation humaine, aussi bien avec la communaute francaise qu’avec les rencontres avec les amis americains, est extremement important. Chaque semaine est une nouvelle experience et je pense que l’on doit avoir l’impression que le soufflet retombe un peu au moment du retour ! Sur les differences, a titre personnel, ce qui me marque c’est la difference d’accueil dans le petit monde de la musique. Ici (Caroline du Sud), toutes les portes sont ouvertes et vous etes toujours accueilli avec un enorme sourire comme si vous etiez le vieil ami de toujours, alors qu’en France (Clermont), franchement c’est tres ferme, par toujours amical et souvent pollue par les histoires de pepetes. Cette culture des open jam autour d’un verre (meme si c’est du the glace…..) va certainement me manquer a notre retour, mais, hein !… dans longtemps…. A bientot,

  20. JCJD

    bonjour,
    MERCI pour la réponse !
    JC

  21. geneline

    Je ne vais pas m’étendre sur mes points d’accord avec ce post (très nombreux!) mais vais jouer l’avocat du diable.
    1) La situation financière des expatriés est particulièrement favorable, surtout pour ceux qui partent pour une “grosse boîte. Ceux qui ont à payer la scolarité de leurs enfants, les assurances parlent moins de différence de niveau de vie….
    2) Le “How are you to-day” etc… est terriblement stéréotypé. C’est vrai que la caissière de super marché fs aimable est plus rare, mais elle est plus authentique.
    3) Ce qui me manquait le plus à San Francisco avec les Américains, la possiblité d’une petite bouffe à quatre sans raison décidée à la dernière minute.
    Mais je ne peux pas m’empêcher de dire que le point où je suis le plus d’accord sur les difficultés du retour, c’est le côté perpétuellement insatisfait des Français avant, pendant , après tout évenement.

  22. Fred Barrier

    Merci Claire pour ton post, tu traduis bien toutes nos impressions. Bon sang, qu’est ce que ca nous manque la vie a Greenville, l’Applebee de la fin de semaine etc. meme les malls me manquent c’est dire. qund je reviens sur Greenville de temps en temps, meme seul, j’ai toujours autant de mal a en repartir , apres 100 jours nous ne sommes pas encore readaptes a la vie en France, heureusement nous avons pu passer sur Clermont et Rennes pour voir les copains …. Au fait, nos prochaines vacances ? sur Greenville surement…..

  23. JG

    @geneline: Je ne te suis pas du tout. En plus Claire avait parfaitement heureuse aux US et non “insatisfaite”.

    Moi, j’aime bien le how are you today? C’est peut etre standard mais c’est bien eleve et c’est du marketing de base. Un client qui se sent a l’aise est un client qui revient.
    Franchement l’autenticite de la caissiere c’est vraiment le dernier souci de mes preoccupations quand je fais mes courses. Je prefererais qu’elle me vide le chariot, scanne mes articles et les emballe dans beaux sacs en papier plutot que d’avoir a faire a son autenticite.

    Je fais souvent mes courses a Harris Tetter qui est parait il une des meilleures chaines de supermarches aux US. C’est idiot mais tous les clients ont une carte de fidelite que tu fais scanner avant de payer. Du coup ton nom s’affiche sur l’ecran de la caisse. Du coup le message d’acceuil est le suivant: “Hi Mr. XXXX. How are you today ? Did you find everything all right? ” C’est idiot mais le simple fait de m’appeller par mon nom personnalise la relation Client - Magasin. Ca cree un lien qui fait que le Client se sent particulierement considere. C’est du marketing mais ca marche.

    En plus a la fin ils donnent un ballon a tous les enfants: mon fils de deux ans adore!

    Allez Bonne Chance Carrefour avec tes “autentiques” caissieres.

  24. rosette

    Mon ego n’ayant pas besoin que mon nom s’affiche sur mon ticket de caisse, ni d’imaginer aue la caissiere s’interesse vraiment a ma forme du moment, je suis d’accord avec Geneline. Tout en regrettant qu’on n’apprenne pas aux jeunes francais a sourire des leur plus jeune age…

  25. Olivier

    Bonjour,

    Je suis également expatrié aux US et travaille pour une grosse boite Francaise en Floride.

    Seul bémol à apporter au post pour ma part: un expat ici fait parti de la tranche des 10% suérieurs en terme de revenus. Il ne faut donc pas oublier que notre vision du pays est très privilégiée. Les belles maisons avec piscine et pelouse verte ne sont pas légion; le salaire de base oscille entre $7 et $10 par heure, soit un passage chez Starbuck en gros; la vraie Amérique, c’est plutot le fin fond de l’Utah et Wallmart que les riches états cotiers.

    Nous on rentre dans quelques mois, ma seule hantise est de retomber dans le négatisvisme d’avant le départ…

  26. Jerome ITU

    Au fait, le débat sur les caissières de Carrefour, c’était là :
    http://insidetheusa.net/2006/03/03/carrefour-walmart-meme-combat/

  27. JG

    @ Jerome. C’est vrai je m’etais deja exite a l’epoque. Mais franchement quelle est la valeur ajoutee d’une caissiere en France par rapport a une caissiere aux US?
    Rien elle ne fait que scanner les articles. Le reste du temps c’est de l’argent perdu pour la societe. Autrement dit vivement les scanners automatiques non seulement la boite ne paiera pas de charges sociales dessus et recuperer la TVA et en plus ils seront plus polis et rapides.

    PS je fais un peu de provoc la.

  28. Steven Rix

    Salaire d’un manager travaillant a Walmart:
    - $104,000 par an
    - + primes trimestrielles s’echelonant jusqu’a $84,000 par an. Un bon manager peut pousser dans les $200,000 par an sachant qu’un bon walmart engrange en general $5,000,000 de CA par mois.

    Il ne faut pas faire de grandes etudes pour diriger un Walmart. Je connais l’histoire d’un mec qui poussait les chariots et qui a grimpe les echelons en 14 ans. Par contre il faut aimer travailler plus de 8 heures par jour et les samedis. Les co-managers font un peu moins d’argent, puisqu’ils sont a $65,000 par an avec quelques primes, et eux en general ils s’occupent de reparer les erreurs des employes.
    Je prefere encore moi oisivete et ma liberte au lieu d’echanger une crise cardiaque pour 1 walmart.

    Quant aux caissieres, ben elles sont payees qqch dans les $8 de l’heure il me semble, et les choses ont bien change depuis les 2 dernieres annees puisqu’ils manquent de personnel je trouve. En effet quand je vais faire mes courses la-bas ca me prend bien 1 heure d’attente aux caisses, a moins que je passe a une caisse “less than 20 articles”. Avez-vous remarque que parfois il y a des gens qui ont besoin de 2 chariots pour faire leur course?
    …etc
    Allez hop je file a MacDo.

  29. SuperFrenchie » Green Frenchies

    […] Perusing Jerome’s blog lately, I was reading former French expat to the U.S. Claire’s 100-day re-adaptation report after her return to France. […]

  30. JG

    @ rosette : c’est pas une question d’ego. C’est une question de Marketing :identification a la marque, identification au service.

    Cours de premiere annee de marketing.

  31. Jean-Philippe

    “« How are you, today ? Did you find everything OK ? » lorsque je passe à la caisse de mon supermarché”

    Comme quoi c’est pas l’Amérique mes les Amériques (comme le souligne le post aussi), parce que moi au mieux c’est un hochement de tête avec un huh-huh.
    Mais bon le pire (de mon expérience) en terme de commerce c’est les pharmacies ici je pense.

    Plus surprenant Claire c’est que tu ne fasses pas de référence au bruit, au bruit des sirènes en tout genre, au bruit dans les restaurants, ca me choque toujours que je suis en France, c’est super calme.

  32. dauphiné

    Je lis ce témoignage, et la fin me laisse perplexe…
    Mais enfin Claire, pourquoi ne pas aller rencontrer des bergers Français ou Espagnols dans les Pyrénées ? ou passer qq jours dans le Tyrol Autrichien et discuter avec les agriculteurs du coin le matin en partageant le p’tit dej dans une confortable chambre d’hôte ?
    Qu’y a t-il de si romantique aux USA qu’il ne te vienne meme pas à l’idée de tenter le même genre d’exploration touristico-linguistique en Europe ou juste en France ?
    Tu prétends que tu a fait le tour de la France et qu’il n’y a plus rien d’exitant à y trouver ou a en attendre … quelle prétention en effet
    !
    Sinon le couplet “expat plein de fric” est vraiment à la limite du supportable pour moi comme Français salarié, et pour la caissière moyenne du Wal-Mart moyen aussi je pense. Mais bon, tu sembles néanmoins avoir nu peu conscience d’exagérer, non ?!

  33. JG

    @dauphine: Je pense que tu as mal lu Claire. C’est pas qu’en Europe qu’ a rien a voir, rien a faire bien au contraire.

    C’est juste un sentiment qu’a l’etranger on est special car different des autres. C’est un sentiment rien de plus.

    Bon s’interesser au berger autrichien ou espagnol, c’est sur c’est sympa mais le plus souvent on parle pas la meme langue. Donc forcement ca limite.

    Relativement a l’expatriation, moi je trouve ca super que des boites te permettent d’aller a l’ etranger dans de bonnes conditions financieres. Autrement personne ne le ferait. Tu imagines partir a l’etranger en gardant ton salaire de France et te retrouver tout d’un coup avec deux maisons dans deux pays differents a payer et a entretenir. Dans beaucoup de pays les enfants doivent aller dans une ecole privee sinon il ne pourraient pas suivre l’education locale enseignee dans une langue differente, pareil pour les demenagements.

    C’est normal que les entreprises prennent cela en charge ca au bout du compte tu pars bien pour ton entreprise. Ca n’a rien d’insupportable.

  34. cueto rozon

    chere amie j’ensai de partir bien tôt aux USA, plus special cs, vous pouvez me dire un peu sur le lycée france à greenville et ses tarifs.
    mon fils arrive bien tôt à la 2eme; aide moi svp merci

  35. Melasette

    Mon mari et moi partons bientôt en Caroline du Sud (à Dillon plus exactement). Nous allons y vivre 3 ans (expatriation du loulou).
    Avez-vous des commentaires sur ce coin ou des conseils à me donner?

  36. un Senegalais

    Meme Sarkozy veut etre americain, il avait mis un T-shirt NYPD pour faire son footing en plein New York hahaha

    Aux USA pas d’imigration choisie, tu es libre comme le vent, pas de control et plus on aurra bientot un President Noir

Commentez :