It’s the demography, stupid!
par Jerome ITU ~ 13/02/2008, 23:20 . Classé dans : Election 2008, Politique US .Hillary a perdu.
Ou plutôt Obama a gagné. La nomination est à lui. Je prends le pari. Au diable les décomptes de délégués et autres super délégués.
Le match est joué, à cause des primaires du Potomac. Et ce, pour 3 grandes raisons.
1 – Hillary n’apparaît plus comme la grande favorite, à qui la nomination devait échoir, au vu de son avance phénoménale dans les sondages d’avant campagne. Ca fait un petit moment, certes. Mais là, Obama est officiellement passé devant en nombre de délégués. Et c’est très très important. Les américains aiment les belles histoires, et celle de ce jeune sénateur de l’Illinois qui renverse les pronostics est peut-être plus belle que celle du retour annoncé d’une ex-First Lady dans le rôle du Commander in Chief.
Le personnage construit par Hillary Clinton prévalait de par son inévitabilité. Aujourd’hui, elle apparaît, pour la première fois, comme perdante potentielle :
The biggest danger for Senator Clinton is that she comes to be viewed as a weak candidate and likely loser in November before voters go to the polls in the big states that she is counting on as a fire wall next month.
Les américains aiment les gagnants. C’est le momemtum tant attendu. C’est une question de culture.
2 – Dans l’étude des votes de mardi, il apparaît qu’Obama a réalisé une sorte de grand chelem en gagnant les votes dans des couches démographiques qui ne devaient pas lui être favorables :
Obama won by overwhelming numbers: In the District of Columbia, he won with three-quarters of the vote. In Maryland and Virginia, he won with two-thirds.
The Illinois senator won the women vote. He won the white vote. He won the elderly vote. He won the Latino vote. He won among every income level.
Il a inversé une tendance, il a montré qu’il pouvait s’imposer en dehors des caucuses, dans de vrais scrutins.
La route est ouverte, d’autant que mathématiquement, du fait du vote à la proportionnelle, Hillary a trop peu de chance de repasser devant.
3 – Enfin, les Super Délégués, qui auront le pouvoir de faire pencher la balance, ne vont pas prendre de risques et suivront les résultats des scrutins, pour ne pas risquer une convention houleuse. Ces conventions, sortes de grands messes, sont suivies par tout le pays, et rythment le départ en campagne contre le camp adverse, à coup de de fanfares, de tambours et de ballons, sur fond de drapeaux bleu-blanc-rouge. C’est un sacre et une communion tout à la fois, surtout pas la dernière manche d’une bataille fratricide. Il est donc primordial que le choix soit fait avant. Et c’est tout à l’avantage d’Obama.
Obama 2008.
Je vous laisse (juste) le soin de déterminer son camarade de liste. Et la liste adverse, allez.
(le titre du billet fait référence au célèbre slogan de la campagne d’un certain Bill Clinton pour la présidentielle de 1992).
…







13/02/08 à 23:37
Salut!
Vu de chez vous, il a de bonnes chances de devenir le nouveau président des USA s’il est investi?
Est-ce qu’il apporterait une véritable rupture politique ou est-ce que les conseillers qui gravitent autour de lui laissent augurer une politique dans la continuité des ces 8 dernières années?
Une grenouille dans l’expectative!
13/02/08 à 23:59
Ah, là, j’avoue, je ne sais pas. L’élan populaire est en faveur des démocrates (largement plus de gens viennent voter de leur côté que dans les primaires républicaines), c’est indéniable.
Après, pour avoir suivi la triste débâcle de 2004 sur place, avec un Kerry donné gagnant la veille du vote, je ne jure de rien.
Les républicains sont terriblement efficaces dans ces élections présidentielles. Il n’y a qu’à jeter un oeil sur le score depuis les années 80 : ils mènent 5-2 sur les 7 dernières élections.
Alors rien n’est fait pour les démocrates. Il faut juste espérer que les conservateurs se souviennent de leur série télé favorite, 24 (24h chrono) : le président et meilleur ami de Jack Bauer, était un noir.
14/02/08 à 00:04
Quant à savoir si Obama sera le président du changement, à mon sens c’est impossible de le savoir avant de le voir en action.
Rappelez-vous Bush qui avait fait campagne sur son étiquette de conservateur à la grande compassion. On a vu le résultat.
Je rejoins l’avis d’Andrew Sullivan (hormis la référence à Reagan, hum) :
>> False Hopes?
14/02/08 à 02:33
Ma phrase préférée d’Obama jusqu’à présent : “we need not only to stop the Irak war, but to stop the MINDSET that has caused the Irak war”. (j’espère que ma citation de mémoire est bonne).
Il pourra peut être changer plus de choses qu’on ne le croit. Lentement et avec beaucoup de travail. Au moins, il a comprit quel était le problème.
S’il passe, les débats McCain /Obama vont être historiques.
14/02/08 à 10:28
L’élan est en faveur des démocrates mais attention, contrairement à la France où le Parlement est plus ou moins une chambre d’enregistrement de l’exécutif, le législatif a un véritable poids face à l’exécutif.
La politique du président Obama serait donc influencée si le congrès redevient républicain (je pense notamment à la Chambre des Représentants), il devrait faire beaucoup plus de compromis que face à un Congrès démocrate.
Pour en revenir à votre question sur son co-listier,
- je pense que l’option Hillary est exclue : il y a eu trop de mots aigres-doux échangés entre les deux
- Bill Richardson ? Pourquoi pas : un homme expérimenté, connaissant bien ses dossiers et qui peut attirer les votes de l’Ouest qui seront difficiles à obtenir pour Obama (Colorado, Nevada). Problème : un Noir et un Latino sur le même ticket… ça fait peut-etre trop de révolutions à la fois !
- John Edwards serait plus à sa place comme Attorney General
- l’ancien général Wesley Clark pourrait convenir et attirer les votes des militaires et anciens combattants, qui sont a priori acquis à Mc Cain
- peut-etre un gouverneur ? Tim Kaine (Virginie) ? Tom Vilsack (ancien gouverneur de l’Iowa) ?
- et enfin un de mes préférés… Al Gore. Je pense qu’un duo Obama/Gore pourrait cartonner. Mais je ne pense pas qu’Al Gore veuille se relancer dans la grand cirque politique…
Coté républicain l’option la plus facile est Mc Cain / Huckabee. Il y a eu très peu d’animosité entre les deux, et si Huckabee reste dans la course, c’est uniquement pour rester dans le champ médiatique, étant donné qu’il lui manque beaucoup trop de délégués pour avoir l’investiture…
Ou alors le gouverneur de Caroline du Sud (dont j’ai oublié le nom) : conservateur et aussi grand pourfendeur de “pork barrel bills”, thème cher à Mc Cain…
14/02/08 à 14:15
Ici, en Belgique, dans les cours de récréation, les gosses crient “Obama” quand ils gagnent un jeu.
Depuis combien de temps un président américain a-t-il suscité un tel engouement ? Même pas Kennedy, probablement, dont le mythe s’est construit après son élection…
Si ce que les enfants ressentent ici est ressenti par les Américains, il sera le président, et cela sera déjà bon, en soi, pour l’image que l’Amérique a nécessairement de par le monde. Après, ce qu’il réussira, qui peut le savoir en ce moment ?
14/02/08 à 15:53
Je suis tout à fait d’accord avec toi, Jérôme, que c’est foutu pour Hillary, et qu’Obama a gagné, d’ores et déjà, l’investiture démocrate. Je pense aussi, que s’il choisit bien so co-équipier (qui ne sera certainement pas Hillary alors que je pense qu’elle, si elle avait gagné, l’aurait probablement choisi), il a de bonnes chances d’être notre prochain président. Pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la raison, je préférais Hillary, mais j’aime aussi beaucoup Obama (j’ai, en fait, contribué à sa campagne, et pas à celle d’Hillary.)
14/02/08 à 17:06
Cecile a dit:
Ma phrase préférée d’Obama jusqu’à présent : “we need not only to stop the Irak war, but to stop the MINDSET that has caused the Irak war”. (j’espère que ma citation de mémoire est bonne).
Phrase fort étonnante puisque lui-même n’est pas hors de la mentalité impérialiste. Peut-être s’agit-il simplement de la vieille différence pas si importante que ça, entre plus ou moins de diplomatie.
http://comedieus.blogspot.com/2008/02/une-interview-de-real-news-avec.html
14/02/08 à 22:41
je suis en désaccord avec l’analyse de ce site web. Je n’ai jamais entendu Obama dire qu’il voulait accroître le nombre de soldats en Irak !!!
De plus, quelqu’un qui a le courage d’affirmer devant un groupe de militants juifs comme il l’a fait en mars dernier que “personne ne souffre autant que les palestiniens” n’a sûrement pas la même mentalité impérialiste que les autres. Aux Etats Unis pour dire ça il faut s’être sérieusement renseigné.
15/02/08 à 06:22
Je n’ai pas entendu parler de ça. Cependant, la réaction de certains militants israéliens c’est :
“The Israelis are just tickled by the idea of living among a people that wish for the destruction of your state. He understands nothing. Do Not Trust Obama!”
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JPost%2FJPTalkback%2FCommonFrame&tbId=1175992097407&tbNum=39&type=Show
Voici aussi son discours à l’AIPAC, beaucoup plus important que quelques déclarations faites à des particuliers.
http://www.barackobama.com/2007/03/02/aipac_policy_forum.php
Tu peux faire une recherche, je doute qu’il y lamente la souffrance des Palestiniens, qu’il indique qu’ils souffrent plus que n’importe qui.
Et enfin, pour les 80 000 troupes, il ne s’agit pas de celles qui se trouvent en Iraq mais du nombre total de troupes en activité. D’ailleurs Shell le dit très bien, quand il admet qu’Obama “sortirait les troupes de combat en 16 mois,
mais laisserait une autre force assez large.” Pour s’occuper de la diplomatie. Il y aurait toujours une bonne centaine de milliers de gardes du corps, dont une bonne partie de gars de Blackwater, à l’origine de nombre de meurtres de civils innocents.
Quand aux 80.000 troupes additionnelles:
http://www.barackobama.com/issues/foreignpolicy/#21st-century-military
“Expand the Military: We have learned from Iraq that our military needs more men and women in uniform to reduce the strain on our active force. Obama will increase the size of ground forces, adding 65,000 soldiers to the Army and 27,000 Marines.”
15/02/08 à 06:26
Pour en revenir au site web, le mien, l’analyse est une simple question de bon sens. L’occupation en elle-même humilie les gens, le peuple est déjà majoritairement avec les rebels, et rien ne pourra changer cet état de fait. Augmenter, baisser, faire de la diplomatie, c’est inutile, c’est trop tard. C’est pourquoi je pense qu’Obama va dans le bon sens mais pas assez loin. Et la raison pour laquelle il ne va pas assez loin c’est qu’il croit encore que l’Amérique doit sauver l’Iraq.
Remarquez que le même raisonnement fut employé autre fois au Vietnam. On entre en guerre, oups on se plante, on doit rectifier l’erreur, on augmente le nombre de troupes, d’autres erreurs surgissent, on change encore de stratégie pour réparer ces nouvelles erreurs et ainsi de suite. L’interventionnisme s’auto-alimente. Si on veut vraiment le retrait d’Iraq, on ne doit pas faire dans le gradualisme, on doit le faire entièrement.
15/02/08 à 07:59
Pour revneir sur les listes, puisque je ne crois pas qu’aucun des candidats encore en lice (dem et rep) ne mettra fin à la présence militaire US en Irak (pour la bonne raison, qu’à la différence du Vietnam, les pertes US sont relativement limitées), hillary a finalement remporté le Nouveau Mexique, un caucus qui plus est.
http://www.huffingtonpost.com/2008/02/14/clinton-wins-nm-caucus-_n_86741.html
Quand même dingue le temps que prennent ces décomptes !
Du côté rep, les manoeuvres se font plus insistantes pour le poste de vice-président, Romney ayant annoncé son ralliemnent et donc ses délégués en faveur de McCain :
http://www.huffingtonpost.com/2008/02/14/exgop-candidate-romney-e_n_86680.html
Un poste qui vaut de l’or puisqu’il faut rappeler que McCain, en raison de son âge avancé, a promis de ne faire qu’un mandat.
15/02/08 à 16:26
@Littlehorn
Je vais regarder attentivement tes liens. Les propos de Barack Obama dont je parle ont été tenus dans Iowa en mars 2007 (évidemment, tout le monde lui ait tombé dessus).
Je pense qu’il est inutile d’espérer d’Obama ou de quiconque qui veut gagner l’élection aux Etats Unis de tenir des propos de militant gauchiste sud américain (je dis ça avec un clin d’oeil, vivant dans la Caraibe et pouvant moi même entrer dans cette catégorie). Tu as à l’heure actuelle un pays dont plus de la moitié des gens sont persuadés que le monde est un endroit dangereux qui veut les forcer à changer leur style de vie. Quiconque ne prend pas cette paranoïa fondamentale en compte ne peut pas comprendre les ressorts de l’expansionnisme américaine – non pas au niveau des élites, mais du peuple. Avant; l’ennemi était le communisme. Maintenant, c’est l’islamisme. Demain ? Le point commun : la peur.
Tout ceci pour dire que , si les américains sont pour l’instant à droite, tu ne peux leur demander qu’ils basculent vers la gauche sans passer par le centre. C’est physiquement impossible.
Donc je pense que oui, Obama est un progrès, et qu’il est moins impérialiste que Clinton (et McCain bien sûr). La phrase que je rapportais (le mindset), il ne l’a pas prononcée accidentellement mais au moins à deux ou trois reprises dans les meetings et débats.
On verra…
16/02/08 à 13:54
Il y a plusieurs choses qui ne vont pas dans ce que tu dis.
On ne peut pas être plus ou moins impérialiste. On l’est, ou on ne l’est pas.
Clinton est plus guerrière qu’Obama. Mais tous deux sont des impérialistes, dans le sens où chacun pense que l’Amérique doit régner sur le monde.
Tout ceci pour dire que , si les américains sont pour l’instant à droite, tu ne peux leur demander qu’ils basculent vers la gauche sans passer par le centre. C’est physiquement impossible.
Vraiment? Moi je vois un peuple Américain qui veut la destitution et le retrait. Pourtant, ils n’obtiennent rien de tout ça. Ce n’est donc pas une question de mentalités qui n’évoluent pas, mais une question de pouvoir politique qui n’obéit plus.
De plus, je ne demande pas à ce qu’ils basculent vers la gauche, j’indique simplement que Barack Obama n’est ni “de gauche”, ni “à la gauche du parti démocrate”, façon progressive.
Enfin, à ma connaissance le peuple Américain a eu tout le temps de basculer à gauche par le centre, au cours des deux siècles derniers.
Mais encore une fois ce n’est pas mon but. Je veux juste remettre les points sur les i.
La phrase que je rapportais (le mindset), il ne l’a pas prononcée accidentellement mais au moins à deux ou trois reprises dans les meetings et débats.
Je n’ai pas dit qu’il avait parlé de changer de mindset accidentellement, j’ai dit que déclarer à une ou plusieurs personnes que les Palestiniens souffrent plus que n’importe qui, ce n’était pas grand chose. Le vrai test était à la conférence de l’AIPAC. Et il y a échoué.
16/02/08 à 14:08
Autre chose, ton commentaire sur la peur est très pertinent. Mais j’ajouterais qu’en te lisant, on a l’impression d’avoir affaire à un état de fait auquel on doit s’adapter. La peur n’est-elle pas alimentée par les médias et les hommes politiques ? N’y a-t-il pas moyen de contrer tout ça ? Je vois que Ron Paul par exemple n’a pas peur dans ses discours et qu’il ne joue pas là-dessus. On peut donc en sortir.
16/02/08 à 17:30
C’est à dire, je vois l’opinion publique comme un gros camion, lourd, long à bouger, difficile à manoeuvrer. Mon commentaire sur la droite et la gauche était une métaphore (mal ficelée, désolée) pour dire que les mentalités changent lentement…Si tu attaques frontalement et en ignorant la réalité , eh bien tu as le résultat qu’obtient Ron Paul : rien. Cela dit Obama ne joue pas sur la peur non plus. Pour l’instant ce sont bien les républicains qui sont en train de recycler l’axe du mal , la nation en guerre contre le mal, et autres gamineries du même tonneau.
Je ne suis pas d’accord avec ton commentaire sur l’impérialisme. Le “tout ou rien” n’existe que dans les idées ; sur le terrain, la différence est de plusieurs milliers de morts.
J’essaie de reprendre ma métaphore, parce que je ne vois pas bien comment le dire autrement .
Quelqu’un est en Belgique et devrait se trouver en Italie. Il se met en route, et passe par la France. Est ce que c’est raisonnable de le vilipender parce qu’il est en France, alors qu’il devrait être en Italie ? Ok, il devrait être en Italie, mais il n’y est pas. Et en attendant, il n’est quand même plus en Belgique.
On ne saura pas si la politique de Obama sera moins impérialiste avant son élection, mais je mettrais ma main à couper, simplement de part ses origines multiples, que si.
16/02/08 à 20:15
Je comprends bien ton argument Cécile, je crois qu’on va devoir “agree to disagree”.
Pour moi c’est précisément le gradualisme qui empêche de changer les choses. Il y a toujours cette peur d’être trop radical…
17/02/08 à 01:33
Agree to disagree, ça marche ! :-)
Encore merci pour les liens.
17/02/08 à 05:21
Barack Obama elargit/elargirait son champs d’electeurs contre la guerre en Irak:
“I think the pundits have it wrong. I think the American people have had enough of politicians who go out of their way to look tough, who say one thing in a caucus and another in a general election. When I am the nominee of our party, the choice will be clear. My Republican opponent won’t be able to say that we both supported this war in Iraq. He won’t be able to say that we really agree about using the war in Iraq to justify military action against Iran, or about the diplomacy of not talking and saber-rattling. He won’t be able to say that I haven’t been open and straight with the American people, or that I’ve changed my positions. And you know what? The American people want that choice. Because I believe that’s what we need in our next President.
“We’ve had enough of a misguided war in Iraq that never should have been fought – a war that needs to end.”
Barack Obama said that in a Des Moines speech back in October, but he’s been repeating it – with added emphasis – as his campaign has taken off. It’s that last line that always gets the loudest, most prolonged applause: the audience goes wild, people stand and cheer – as well they should.
http://www.antiwar.com/justin/?articleid=12366
Evidemment il prend des pincettes sur ce sujet-la, parle en parabole, et sa strategie pourrait faire toute la difference entre Hillary et Mc Cain. De mon cote je n’ai pas change d’avis, mon vote ira a celui qui declarera ouvertement qu’il se prononce contre la guerre en Irak, que ce soit Ron Paul et pourquoi pas Obama.
18/02/08 à 19:26
A mon avis , miss Clinton a commis une erreur majeure , la même qui perdit John Kerry : elle parle technique et connaissance des dossiers , quand la campagne s’adresse dans le fond à l’Amérique profonde , qui est très différente de l’Amérique New Yorkaise !
C’est ce que disais Ted Stangler dans sacrés Américains : “si Dominique Villepin à l’Onu n’avait pas cherché à faire de grandes phrases verbeuses qui impressionnèrent en France , mais n’eurent aucun effet aux Usa , si Dominique de Villepin avait juste dit “Men , don’t attack Irak , Like” , Saddam Hussein serait encore au pouvoir …
Faut croire que c’était remarquablement bien vu .
19/02/08 à 17:48
—>si Dominique de Villepin avait juste dit “Men,
—>don’t attack Irak , Like” , Saddam Hussein —>serait encore au pouvoir …
Je n’ai jamais rien entendu de plus ridicule de toute ma vie. Je crois que je vais l’imprimer et le coller sur chaque porte de ma maison, j’ai besoin de rire en ce moment.
Quand à l’erreur de Clinton, je suis tout à fait d’accord. Mais ce que j’en déduis ce n’est pas que les candidats devraient parler moins de leurs qualités de travail. C’est inadmissible que les présidentielles soient une question d’images et de discours. Et dangereux pour le futur de la démocratie.
Les présidents sont sensés être élus sur un programme précis qu’ils sont sensés appliquer à la lettre. Etre élu sur une image, c’est assurer une liberté quasi-totale à l’exécutif. Tant que l’image utilisée lors de l’élection peut être apposée sur chaque décision de la Maison Blanche, le peuple est abusé.
07/03/08 à 07:42
No, no, no, it’s not over for Senator Clinton yet. La presse a favorise Obama jusqu’a present, mais Hillary Clinton est tenace et n’a pas dit son dernier mot, tu vas voir.
11/03/08 à 11:46
Je suis d’accord avec Tomate Farcie, Hilary Clinton est une politicienne chevronee et coriace, avec de multiples soutiens et une connaissance hors pair des bas–fonds de la politique – et en politique, le soutien populaire est loin d’etre le be all and end all…
Bref, je crois encore en ses chances de gagner, et ce depuis le tout debut de l’Obamania – son recent “rebondissement” en dit long, a mon avis.
Salut,
Fumble.
12/03/08 à 08:22
Well, je ne vois pas comment elle peut revenir. Obama est en passe d’annuler ses victoires de la semaine dernière, en remportant encore le Mississippi.
Le pb est purement mathématique : comment Hillary peut refaire son retard en nb de délégués, sachant que les délégués sont attribués à la proportionnelle ?
Cf The Huffington post :